mardi 15 février 2011

Cu perde la linga perde son païs

Les blogueurs qui participent à La photo du mois publient le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris une photo en fonction d'un thème. Ce mois-ci, le thème choisi est "Mon trésor".
En parcourant les photos des aphorismes de Ben qui me restent en stock et que j’utilise pour ouvrir visuellement chaque message de ce blog, j’ai immédiatement fait l’association entre le Trésor de la langue française et le dicton nissart qui affirme : qui perd sa langue perd son pays.
Je considère effectivement la langue française comme un trésor que j’ai fait mien depuis longtemps et je souffre de plus en plus souvent des agressions qu’elle subit, du défaitisme de l’éducation nationale pour qui la maîtrise de la langue et de l’orthographe n’est plus un critère de sélection. Sans parler des gens qui parlent et écrivent le SMS plutôt que la langue de Molière même quand ils ne sont pas sur leur téléphone mobile. Je suis consterné quand je découvre la prose de certaines de mes relations. J’ai en particulier un ami doctorant qui est incapable d’écrire une phrase simple sans faire plusieurs fautes d’orthographe ou de syntaxe (non, ce n’est pas Tambour Major). Et ce n’est malheureusement pas le seul dont il faut parfois deviner ce qu’il a bien voulu dire…
Ne vous méprenez pas, ce n’est pas qu’un discours de vieux con que je tiens ici et même si j’ai eu l’outrecuidance de citer Molière pour désigner métaphoriquement ma langue maternelle, je conçois parfaitement qu’elle doive évoluer, s’adapter du monde moderne. J’admire d’ailleurs l’inventivité des Québécois à créer des néologismes pour ne pas adopter purement et simplement le terme anglophone (je préfère le clavardage au chat ou tchat, le courriel au mail…). De plus mon propos n’est pas nationaliste, il pourrait être le même à propos de la langue de Dante, de Shakespeare, de Cervantes…
« On n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre » (Emil Michel Cioran)

mercredi 9 février 2011

Amic di cadun Amic di degun


Ami de chacun, ami d'aucun qui se traduit aussi par : Ami de tous, ami de personne. Par les temps qui courent ces dictons ne sont sans doute pas très politiquement corrects et pourtant…
Que de déceptions rencontrées à la fréquentation d’amis découverts via les réseaux sociaux ou dans la vie associative.
J’ai du mal à développer ce billet sans prendre d’exemple et je ne veux citer personne. Ma déception est sans doute à la hauteur des espoirs que j’ai pu mettre dans quelques rencontres amicales récentes qui s’avèrent être sans lendemain car je n’ai l’envie ni de souffrir ni d’être hypocrite. Et je suis sans doute naïf mais je suis consterné de découvrir la violence des rapports interpersonnels qui peut se révéler dans la vie associative, ce qui me stresse encore plus que dans la vie professionnelle où il y a des cadres que je jugeais imparfaits mais qui existent alors que la vie associative peut parfois ressembler à une jungle où les egos des uns et la bêtise des autres se déchaînent à l’envie.
Quitte à être taxé d’élitiste, je crois bien que je vais me diriger vers les clubs de Happy few délaissant les Amic di cadun Amic di degun 

lundi 24 janvier 2011

Je doute de tout


Depuis le mois de novembre dernier je participe au groupe Facebook Le tour du jour en 80 mondes auquel Pierre Ménard m’a convié. On y publie une photo de Google Street View avec le texte qu’elle nous inspire ou à partir d’une idée, on cherche l’image correspondante… J’y ai souvent fait référence à Georges Perec et aussi aux pages 48. Si bien que Pierre Ménard m’a suggéré de lire W ou le souvenir d’enfance pour son site de lectures versatiles : Page 48 ; pour écouter le résultat cliquer ici
Je me suis lancé dans cette lecture sans préparation, j’ai décroché mon téléphone, ouvert le bouquin de Perec à la bonne page et composé le numéro, sans même faire une lecture préalable comme pour une répétition. Résultat j’ai buté sur le mot illustré mais en m’écoutant ensuite cela m’a semblé quand même audible. La surprise principale étant que j’ai entendu ma voix plus aigüe que je ne l’entends quand je parle. Mais il paraît que c’est un phénomène habituel. Et surtout cela m’a rappelé la première fois que j’ai entendu un enregistrement de ma voix. J’avais 19 ans, j’étais étudiant à l’INSA de Lyon et sans que je le sache des copains de la troupe théâtrale que j’allais voir dans leur chambre m’ont enregistré pendant quelques minutes avant de diffuser cette conversation dont j’ai oublié la teneur. Ce dont je me souviens par contre, ce sont les éclats de rire qui ont ponctué cette diffusion et encore plus de ma honte de m’entendre parler de façon efféminée. Il faut dire qu’à l’époque je n’assumais pas encore vraiment mon homosexualité même si j’en étais parfaitement conscient. Je peux vous assurer que pendant les heures, les jours, les mois et les années qui ont suivi, j’ai toujours fait attention à la modulation de ma voix. Et si je milite pour le droit à la différence, je crois qu’au fond de moi, je préfère encore le droit à l’indifférence. Et malgré l’assurance acquise au fil des années, encore aujourd’hui, je doute de tout

samedi 15 janvier 2011

Ai perdut la tramounta

J’ai perdu la tramontane, c’est une façon de dire que l’on est désorienté. Comme cette malheureuse mouette qui reprend ses esprits perchée sur l’une des sept sculptures de résine blanche conçues par l’artiste catalan Jaume Plensa représentant les différents continents qui dominent la place Masséna à Nice. Sans perturber le vide de la place, ces statues nous invitent à lever les yeux et redécouvrir aussi le ciel de la ville.
Les blogueurs qui participent à La photo du mois publient le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris une photo en fonction d'un thème. Ce mois-ci, le thème est "Dans le ciel".
Alors j’espère qu’à force de regarder dans le ciel chez Olivier, Anne, Véronique, Shandara, Jo Ann, Sandrine, Fabienne, Marie, Anne fra Sveits, Céliano, Caro, Guillaume, Mandy, Titem, Caroline, Sophie, Tambour Major, Nathalie, Mélanie, Godnat, Clara, Tania, , Thib, 100driiine, Gouli, Danièle, Pépinette, Sébastien, Dorydee, L'azimutée, Marion, blogoth67, Cynthia, Ennairam, Caro[line], 4 petits suisses dans un bol de riz et Doréus, après m’avoir laissé un commentaire, vous ne direz pas à votre tour : Ai perdut la tramounta 

mardi 4 janvier 2011

Pas d'art sans vérité

En 2009 à l’occasion du 25e anniversaire de la création de AIDES, j’avais envoyé un témoignage sur ce que je faisais l’année de la création de cette association de lutte contre le sida. C’est comme cela que j’ai été invité au vernissage de l’exposition 25INSTanTs de Vincent Malléa à l’espace Kiron à Paris ; ne pouvant être présent ce jour-là, je suis allé admirer dans les jours suivants la fresque de trente mètres de long réalisée en 43 panneaux.
Depuis cette époque, Vincent et moi échangeons de temps à autre un petit mot, parfois un simple clin d’œil matinal via Facebook. Quand j’ai vu l’annonce pour les Profile Splenda en octobre 2010, je me suis renseigné et j’ai décidé de me faire ce cadeau. C’est ainsi que le lundi 13 décembre, j’ai abandonné les amis avec qui je déjeunais à côté de la Bibliothèque nationale de France pour être à 14 heures aux ateliers de la République où Vincent m’a accueilli très cordialement et même si je venais sans appréhension, il m’a mis parfaitement à l’aise. J’étais détendu et confiant pour cette séance de pose ; j’ai suivi ses indications de direction de regard, attitude corporelle, de choix d’accessoires, d’expressions du visage… Une trentaine de clichés plus tard, je rejoignais mes anciens collègues et l’ami Doudoux qui arrivait du Grand Est pour faire notre connaissance, mais ceci est une autre histoire…
Une dizaine de jours après Vincent m’envoyait une planche contact en N&B sur laquelle il avait choisi un cliché parmi quatre présélectionnés. Tout en exprimant mon accord, je lui en indiquais deux autres que j’aimais bien aussi mais surtout je découvrais que mes lunettes que je tenais à la main avaient disparu ; les rides autour des yeux étaient très atténuées mais je ne veux pas savoir si c’est l’effet de l’éclairage ou le travail à la palette graphique.
Toujours est-il que le vendredi 31 décembre vers 20 heures j’ai reçu ceci
PROFILE SPLENDA, le portrait de François par Vincent Malléa.
Collage original 65x65cm (collage photographique N&B colorisé à la palette, au crayon et aux feutres à peinture, marouflage multicouches sur carton gris, finition divers vernis – Daté et signé sur la tranche)
Les prises de vues originales ont été effectuées par l’auteur le 13 décembre 2010 aux ATELIERS DE LA RÉPUBLIQUE
SPLENDA, je me trouve splendide ! Sans doute un peu magnifié mais aussi révélé. Celles et ceux qui me connaissent louent le travail de Vincent Malléa : pas d’art sans vérité !

samedi 1 janvier 2011

Le temps avance

Inexorablement… Le temps passe, nous voici en 2011, c’est le moment de prendre de bonnes résolutions et de présenter des vœux.
Côté bonnes résolutions, en voici onze classées par ordre alphabétique pour 2011 :
Ajouter un placard dans mon appartement
Aller voir DéGé à Strasbourg
Dire à une manman d’ados que je pense à elle, même si j’ai été incapable de lui exprimer mes condoléances
Faire réparer le four à micro-ondes
Passer l’aspirateur plus régulièrement
Perdre du poids
Publier au moins un message hebdomadaire sur ce blog
Reprendre contact avec quelques-uns des amis perdus de vue depuis 2005
Retourner quelques jours à Lyon
Réussir à organiser une exposition Pochep à Nice
Trouver un dentiste à Nice
Côté vœux pour 2011 :
Je ne vais pas essayer cette année de trouver des mots, des mots, des mots, des mots, des mots pour me contenter de vous dire tout simplement : 

Bonne et heureuse année !  

Et comme je ne partage absolument pas l’avis de Gilbert Cesbron qui écrit dans Don Juan en automne « Le bonheur, c'est quand le temps s'arrête », alors j’avance et vous invite à en faire autant car le temps avance

mercredi 15 décembre 2010

Tous egos

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 
Ce mois-ci, le thème, proposé par Damien est "Coloré(e)(s)".
J’ai tout de suite pensé arc-en-ciel puis Rainbow flag et dans mes photos j’ai choisi ce portrait d’un ami qui s’est soumis de bonne grâce à une séance de pose avec des ballons aux couleurs du Rainbow Flag à la sortie d’une exposition des Sœurs de la perpétuelle indulgence. Nous étions deux à le mitrailler et c’est sans doute la première fois que j’ai eu ce sentiment qu’un modèle donnait, offrait au photographe bien plus que son image. Merci donc à Lo


Alors, tous egos ?

mercredi 24 novembre 2010

Ceci est mon espace

Pierre Ménard a créé sur Facebook un groupe baptisé Le tour du jour en 80 mondes auquel il m’a inscrit d’office, ce dont je suis surpris et flatté. Il en décrit le fonctionnement sur son blog Liminaire
Ce groupe a été créé le 20 novembre suite aux échos provoqués par son appel à l’envoi de photographies des voyages virtuels. Le titre de ce groupe est un hommage au magnifique livre de Julio Cortázar écrit en 1972. 
Il s’agit donc de naviguer à travers le monde via Google Street View, de capturer une image et de la publier avec le texte qu’elle nous inspire ou à partir d’une idée, trouver l’image correspondante…
Pour une première publication, j’ai pensé naissance et j’ai cherché sur Google Street View le lieu de ma naissance.

Il est 12h23 à l’enseigne du bijoutier Dubreuil rue Foch au Vésinet (78) juste en face de l’église Sainte-Marguerite. Le hasard faisant bien les choses, c’est vers midi que je suis né au 2e étage au-dessus de la bijouterie qui existait déjà en 1948.
Si vous voulez contacter Le tour du jour en 80 mondes, écrire à googlestreetview@groups.facebook.com et vous pourrez dire comme moi : Ceci est mon espace

jeudi 18 novembre 2010

La gloire c'est du boulot


J’ai commencé à aller au théâtre vers 1960 quand j’étais collégien grâce à un professeur d’allemand qui proposait à ses élèves de 4e et 3e des pièces jouées à Paris soit à la Comédie française, à l’Odéon ou au Théâtre national populaire.
J’ai abandonné l’allemand au bout d’un an mais j’ai continué à aller au théâtre et j’ai gardé au fil des ans les programmes et les billets.
Devenu étudiant, j’ai joué dans une troupe universitaire pendant sept ans et j’ai préparé une licence de lettres modernes avec un certificat d’histoire du théâtre et du cinéma.
Au début des années 80, j’ai donné tous mes livres de et sur le théâtre, les tapuscripts des pièces inédites que j’ai jouées avec la Troupe Théâtrale de l’INSA ainsi que les programmes accumulés au fil des représentations au Centre de documentation théâtrale à la nouvelle bibliothèque universitaire du campus de Lyon Bron (Université Lumière –Lyon 2).
Sur Facebook, je publie des albums photos thématiques, l’un d’eux est consacré au théâtre. Aujourd’hui voulant y évoquer Bent une pièce de Martin Sherman j’ai regardé si j’avais encore des traces de cette pièce dans ma bibliothèque et je suis tombé sur un programme et mon billet d’une représentation le mardi 26 février 2002 au Théâtre de l’œuvre à Paris. Autant je me souviens particulièrement bien d’une représentation de cette pièce à New York sur la 42e rue à Broadway avec Richard Gere en 1979 et aussi de la déception quand j’ai confronté ce souvenir ébloui avec la version qu’en a donné Bruno Cremer en 1981 au Théâtre de Paris, autant, je n’ai gardé aucun souvenir de la mise en scène de Thierry Lavat en 2002… Si je n’avais pas ce programme et le billet je jurerais n’avoir vu Bent que deux fois !
La gloire c'est du boulot

lundi 15 novembre 2010

Qu cerca trouva

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 
Ce mois-ci, le thème est "Nostalgie".
J’ai pensé faire une photo sépia, mais je me suis demandé de quoi j’avais le plus de nostalgie et puis en allant à la bibliothèque j’ai cherché La nostalgie n’est plus ce qu’elle était qui n’était malheureusement pas en rayon, alors j’ai fouillé un peu et voici ce que j’ai trouvé : 
Car qui cherche trouve : Qu cerca trouva 

vendredi 15 octobre 2010

Look elsewhere

Le thème de la photo du mois pour octobre a été choisi par Sandrine, nous devons publier ce 15 octobre à midi heure de Paris une photo sur le thème "À poil(s)" !
Je publie donc la photo d’un mammifère à poils qui se présente à poil.
Alors, si toi aussi tu aimes les poils, après avoir commenté ce billet, je te le conseille, regarde ailleurs, en particulier sur les blogs de Sandrine, Tambour Major, Nath, Célia, Guillaume, Sophie, Anne fra Sveits, Caro, CaroletteCaroline, Christophe, Mandy, Marie, Olivier, Sept pour le Québec, Véronique, Danièle, Anne, ClaudeFabienne, Godnat, Gouli, Ludo, Mélanie, PépinetteShandara, Titem ainsi que ceux de Céliano, Céline in Paris, Chouchou, Chris, Clara, Cynthia, Damien, Doremi, Genki, Nolwenn, 100driiine, Thib, Virginie et Viviane. À poil(s) Look elsewhere 

jeudi 14 octobre 2010

Ne pas faire semblant


Lundi dernier le 11 octobre, j’avais rendez-vous avec une amie au café de l’écritoire, place de la Sorbonne à Paris. Comme à mon habitude, j’arrive en avance et surprise, je tombe sur Thibault, un ami qui vient de quitter Nice pour reprendre des études de philosophie à Paris. Il est en compagnie de trois condisciples sirotant leurs bières. Nous devisons, Thibault me présente et comme nous sommes juste devant l’entrée de l’école des Chartes, je mentionne que je connais un certain nombre de personnes qui y sont passées. Les amis de Thibault me demandent des précisions sur les métiers d’archiviste et de bibliothécaire, eux sortent de classes préparatoires (Khâgne) mais se retrouvent en licence de philosophie (ont-ils raté les concours ou sont-ils absolument passionnés par la philo, je ne pose pas la question). L’un deux affirme soudain : « Sciences Po c’est vraiment un truc de pédé », il se tourne vers moi : « Vous n’avez pas fait Sciences Po ? » visiblement soulagé par ma réponse négative, il reprend plus assuré : « Oh oui vraiment Sciences Po c’est bon pour les pédés » et dans les trois minutes qui suivent cette affirmation est réitérée par le même. Ne voulant pas gêner Thibault, j’avais répondu sobrement Non à la question de savoir si j’avais fait Sciences Po sans oser ajouter que cela ne m’empêchait pas d’être pédé.
Mais si un cas de ce genre d’homophobie ordinaire se reproduit, cette fois-ci je me promets de ne pas faire semblant

mercredi 15 septembre 2010

Écrire est une arme

Sur ce groupe d’immeubles du boulevard Virgile Barel à Nice, autour du livre on trouve un ouvre-boîte, une cafetière, une montre, un verre à pied, un trousseau de clés, une guitare et une chaussure à crampons.
La photo du mois regroupe les blogueurs ci-dessus qui publient simultanément chaque mois, le 15 à midi heure de Paris une photo correspondant à un thème donné. En septembre, c’est donc autour du livre !
 

Alors, surtout n’oubliez pas de me laisser un commentaire même si écrire est une arme

mardi 14 septembre 2010

Écrire est une arme

Parmi les aphorismes de Ben qui me restent, celui-ci m’a paru le plus judicieux pour introduire la photo du mois dont le thème est pour septembre Autour du livre.
La lecture n’étant pas un luxe, je suis assez content de présenter cette photo
du palace mythique de la promenade des Anglais, le Negresco qui a caché pendant quelques semaines les échafaudages nécessaires à son ravalement derrière une toile peinte avec ce lecteur à sa fenêtre.
Je vous invite à aller voir dès demain midi (heure de Paris) comment les autres blogueurs ont tourné autour du livre… Et ce que j’ai choisi de moins luxueux comme vraie contribution à la photo du mois.
Mais surtout avant n’oubliez pas de me laisser un commentaire même si écrire est une arme

jeudi 9 septembre 2010

Pas un jour sans une idée

Après avoir manifesté contre la réforme des retraites mardi dernier, je suis allé déjeuner dans l’un de mes restaurants préférés, le In Vino, juste en face la mairie de Nice. Le moins que l’on puisse dire c’est que notre maire et néanmoins ministre était bien gardé, rue barrée à ses deux extrémités.
Seuls les piétons peuvent se faufiler sous le regard suspicieux d’au moins quatre policiers bottés, casqués avec gilet pare-balles. Installé en terrasse, j’ai eu la chance d’être témoin d’un attentat poétique ! Vers 13h45, un ballon vert est descendu mollement du haut de l’immeuble, tombant dans la rue à quelques mètres des policiers gardant le portillon d’entrée dans la cour de la mairie. Bientôt suivi d’autres ballons de toutes les couleurs. La plupart des ballons portaient des messages inscrits au feutre.
Les policiers scrutaient les hauteurs sans rien voir d’autre que les ballons qui continuaient à tomber. L’un deux a explosé sur une pointe métallique avant de toucher le sol. Un policier s’est approché prudemment d’un ballon pour lire le message inscrit. Ce n’était que des déclarations d’amour…
Aussi a-t-il appelé immédiatement en renfort une escouade supplémentaire dont le chef est resté assez perplexe. Auguste Verola et Maty Diouf conseillers municipaux sortant de la mairie ont driblé en toute quiétude.
  
Trois ou quatre autres ballons ont explosé spontanément ou aidé l’un par un policier, l’autre par un passant, pendant que je terminais paisiblement mon repas tout en félicitant in petto le poète amoureux, pas un jour sans une idée  

mercredi 1 septembre 2010

Estima l'aubre a la sieu frucha


En plus de la photo du mois, je participe à un autre blog où l’on doit publier chaque premier jour du mois une photo sur un thème donné, ce mois-ci il fallait travailler sur la texture. J’ai choisi de publier cette photo
Voici quel a été mon cheminement, peut-être pas si éloigné de celui suivi par le designer qui a conçu ce mobilier urbain pour les poteaux qui bordent la ligne de tramway à Nice
Contrairement au dicton nissart calligraphié par Ben qui chapeaute cet article je ne juge pas l’arbre à ses fruits, en tout cas pas pour les palmiers qui participent du décor urbain azuréen. Et je crains fort que ce candélabre ne fructifie pas souvent !
Mais je ne voudrais pas terminer cet article sans rendre hommage à l’un des photographes que j’admire Pasquale Comegna avec sa photo de palmier réverbère romain
Que cela n’empêche pas la sagesse populaire et sans doute rurale de proclamer avec justesse Estima l'aubre a la sieu frucha 

jeudi 26 août 2010

La solution existe

Mardi dernier, j’avais un chèque à déposer, je passe donc à ma banque qui est dotée d’un petit sas d’entrée assez désagréable à franchir.
Encore faut-il réussir à en obtenir l’ouverture. Cela ayant été plus que longuet, le soir même je me fends du message suivant sur le site de la dite banque :
« Quelle est cette nouvelle aberration ? La guichetière qui m'a fait attendre aujourd'hui plusieurs minutes avant de condescendre à m'ouvrir le sas d'entrée de l'agence Jean Jaurès a justifié son attitude en disant qu'elle ne me connaissait pas !
Etes-vous un établissement ouvert au public ou dois-je envisager de changer d'établissement bancaire ? »
36 heures et 20 minutes plus tard, je reçois la réponse rédigée par ma conseillère clientèle de particuliers :
« La guichetière en question a des consignes strictes, surtout l'été, concernant l'ouverture du S.A.S. car elle ne connaît pas encore tous nos clients.
Bernard M., qui vous connaît bien, étant occupé à ce moment là, n'a pu intervenir plus rapidement
Aussi je vous prie de nous excuser de cette attente »
D’où j’en déduis que la Banque populaire refuse tout nouveau client, puisqu’il faut déjà être client (et connu) pour obtenir l’accès aux guichets !
Et on pourrait se féliciter du souci de sécurité que cette banque semble vouloir mettre en œuvre… mais ce n’est visiblement pas la sécurité de ses clients qui la préoccupe. En effet, les distributeurs de billets sont à l’extérieur, sur la voie publique et sans surveillance aucune. Pas de caméra. Si l’on se fait arracher l’argent que l’on vient de retirer, il n’y a plus qu’à prendre un papier et un crayon pour tracer le portrait robot de l’agresseur que rien ne dissuade. L’évolution des mœurs et la baisse de fréquentation des lieux de culte fait que l’on trouve aujourd’hui plus de gens plus ou moins alcoolisés qui font la manche à proximité des distributeurs de billets qu’au porche des églises !
 
« Placer l’homme au cœur des préoccupations donne tout son sens et toute sa force à la relation bancaire. » C’est ce que déclare la Banque Populaire dont le nombre de clients en banque principale a progressé de 1 % par rapport à la fin de l’année 2009 malgré son refus d’ouvrir sa porte aux inconnus.
Aujourd’hui, je suis retourné à mon agence pour vérifier les équipements visibles de sécurité et quand j’ai fait cette photo :
Un guichetier s’est précipité vers moi, en restant sagement derrière le sas de sécurité et en hurlant qu’il était interdit de faire des photos, ce qui n’est mentionné nulle part, il voulait absolument savoir mon nom et quand je lui ai affirmé que j’étais client de cette agence et que je voulais parler à ma conseillère, il ne m’a ouvert le fameux sas qu’après que je lui ai indiqué le nom de celle-ci, continuant à me répéter de façon obsessionnelle qu’il était interdit de prendre des photos et demandant à la conseillère de me répéter ce que lui-même me répétait depuis un moment : il est interdit de faire des photos. Je regrette juste de ne pas l’avoir photographié lui !
En regardant bien la photo ci-dessus, je constate d’une part que les casiers mentionnés pour y déposer sa mitraillette et ses revolvers n’existent pas mais que la plaque marquée CIMA doit permettre l’ouverture du sas par contact d’une « clé ». Il suffit donc que la Banque populaire donne à chacun de ses clients cette clé ou alors à interdire tout nouveau recrutement d’employés de banque qui ne connaissent pas les clients. Comme il n’y a pas de nouveaux clients, il suffit d’interdire le départ en retraite (et les congés payés) aux actuels employés jusqu'à la mort du dernier client !
Me voilà rassuré, la solution existe

mardi 24 août 2010

N'importe qui peut avoir une idée

Je ne sais pas qui a eu l’idée d’inventer ces petits jeux rigolos ou débiles, selon le jeu et votre degré de sévérité, qui permettent de perdre du temps sans avoir à faire preuve de trop de créativité. Comme d’autres j’y ai succombé et puisque mes blogueurs préférés (Matoo et Tambour Major) s’en vantent, je tiens à présenter au monde à la blogosphère la couverture de mon premier roman :
Pour contacter cet éditeur bienveillant cliquer ici 
Après le jeu littéraire, le jeu musical, suivez les instructions ci-dessous :
1 - Cliquer sur http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le premier article qui sort est le nom du groupe ;
2 - Cliquer sur http://www.quotationspage.com/random.php3
Les derniers mots de la dernière citation de la page sont le titre de l’album ;
3 - Cliquer sur http://www.flickr.com/explore/interesting/7days
La 3e image, quelle qu'elle soit, sera la pochette de l’album ;
4 - Utiliser Photoshop, Paint ou autre pour associer ces 3 éléments…
et voilà la pochette de mon premier album :
Ah, oui ! Au fait avec le jeu le plus débile je dois bien avouer que j’ai léché Bree Van De Kamp en chantant « prout, prout dans l’eau ». J’en suis encore désespéré !
A propos de couverture de livre, j’ai gardé un excellent souvenir d’un petit jeu auquel j’ai contraint Pierre Cornuel, illustrateur qui avait accepté de faire la couverture d’une plaquette que j’ai réalisée pour la Ville de Paris en 1988. Il devait évoquer Paris à travers sa devise Fluctuat nec mergitur, faire figurer cinq animaux dont deux chats et un cochon, plus un chapeau et que le tout évoque le jazz. Voici le résultat que j’adore :
N'importe qui peut avoir une idée