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samedi 10 janvier 2015

Je suis Charlie



C’est avec une infinie tristesse que je suis allé mercredi 7 janvier 2015 sur la place Garibaldi manifester mon soutien à Charlie Hebdo et aux victimes du fanatisme d’intégristes se réclamant d’une religion. Je pense à Jean Cabut, dit Cabu, né le 13 janvier 1938, assassiné le 7 janvier 2015, créateur du Grand Duduche et du Beauf ; à Stéphane Charbonnier, dit Charb, né le 21 août 1967, assassiné le 7 janvier 2015, directeur de publication de Charlie Hebdo depuis 2009 à la suite du départ de Philippe Val ; à Philippe Honoré, né le 25 novembre 1941, assassiné le 7 janvier 2015 ; à Bernard Velhac, dit Tignous, né le 1er janvier 1957, assassiné le 7 janvier 2015 ; à Georges Wolinski, né le 28 juin 1934, assassiné le 7 janvier 2015 qui a publié dans de nombreux journaux dont Hara-Kiri, l’Humanité, Charlie-Hebdo dont il a été rédacteur en chef de 1970 à 1981 ; aux autres journalistes et aux policiers assassinés le 7 janvier 2015. Je suis allé manifester aussi bien sûr pour défendre la liberté de la presse, la liberté d’expression. J’apprécie plus ou moins ces différents dessinateurs, je n’ai jamais été un lecteur régulier de Charlie Hebdo et pourtant je défends son droit à l’existence. De nombreuses manifestations ont été organisées en France, à Nice sur la place Garibaldi nous avons eu droit à deux rassemblements à une heure d’intervalle, le premier était annoncé par les réseaux sociaux pour 19h00, un second a été organisé à 18h00 par la Mairie de Nice. J’étais présent aux deux, comme j’étais présent il y a quelques mois à l’hommage à Hervé Gourdel, victime des mêmes fanatiques. Comme la famille d’Hervé Gourdel, je précise qu’en commentaires, je ne tolèrerais pas « les paroles haineuses, provocatrices et politiques, qu'elles viennent de n'importe quel bord » car hélas l’islam ne détient pas l’exclusivité des prises de positions extrémistes et menaçantes. Liberté, égalité, fraternité me semble une belle devise.
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine

samedi 13 juillet 2013

Nice Jazz Festival





Une photo prise cette semaine et un coup de gueule de plus. Cette photo a été prise mardi 9 juillet sur la place Masséna à Nice en sortant du Nice jazz Festival où j’étais allé écouter les groupes de Stéphane Belmondo, Lianne La Havas et Ben Harper sur la scène Masséna pendant que se produisaient d’autres musiciens au Théâtre de verdure dans la même enceinte (Voir le programme complet en cliquant ici). Le coup de gueule est pour la façon dont les spectateurs sont accueillis à l’entrée, contrôle du billet, normal, fouille palpation au corps, ouverture, contrôle visuel et par palpation du sac à dos. Les bouteilles doivent être abandonnées dans une poubelle, même les bouteilles en plastique ne contenant que de l’eau. Quand j’essaie de discuter avec le vigile, celui-ci me renvoie à la loi. La législation française interdirait la présence de bouteille dans les enceintes de concert, j’ai jeté ma bouteille à la poubelle sans demander la référence à l’article de loi. Mais dès qu’on est entré dans l’enceinte, on peut acheter d’autres bouteilles d’eau en plastique, des canettes de bières et même des bouteilles de vin (en verre) ! Et alors que toute la ville est couverte d’affiches invitant à prendre et partager des photos du Nice Jazz Festival, que sur Facebook les pages du Nice Jazz Festival, de la Mairie de Nice ce soit le même discours, tout appareil photo doit être déposé au vestiaire. Mais l’intérieur de l’enceinte est tapissé d’autocollants officiels appelant à partager sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux les photos prises pendant le Nice Jazz Festival. Après que j’ai sur Facebook protesté contre les incohérences de la communication grand public du festival, j’ai fini par obtenir cette réponse : « Les appareils photos sont effectivement interdits mais les smartphone sont tolérés. Le partage de photo via Twitter ou Facebook se fait généralement par l'intermédiaire de ces appareils. Ce sont donc les photos prises à l'aide de ces appareils que nous invitons les spectateurs à partager. » Ma photo a donc été prise, hors enceinte, après que j’ai récupéré mon appareil déposé au vestiaire. Les photographes professionnels ayant une accréditation peuvent photographier.
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine

jeudi 6 décembre 2012

Il est interdit de photographier

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle. Une œuvre d’art est protégée pendant les soixante-dix ans après la mort de son auteur. Le musée d'Orsay est un musée national ouvert au public depuis le 9 décembre 1986 pour montrer, dans toute sa diversité, la création artistique du monde occidental des années 1848 à 1914. On peut donc supposer que la grande majorité des œuvres sont tombées dans le domaine public depuis un certain temps. Alors pourquoi y interdire de photographier ?

Autre incohérence, à Nice, on peut photographier dans le Musée Chagall pas dans le Musée Matisse. Henri Matisse est mort le 3 novembre 1954, ses œuvres ne tomberont donc dans le domaine public que vers les années 2034. Marc Chagall est mort le 28 mars 1985 et pourtant le Musée national Marc Chagall à Nice autorise la photographie de ses œuvres !
Anne-Laure Stérin a écrit un article très documenté à ce sujet sur le site de l’ADBS en s’interrogeant sur la pratique du Musée d’Orsay que vous pourrez lire en cliquant ici.
Bien qu’en général, je respecte les lois, c’est sans doute mon côté provocateur qui m’a incité à prendre cette photo dans le Musée d’Orsay, j’espère quand même raisonnablement que je ne serais pas poursuivi pour avoir transgressé cet ordre : il est interdit de photographier.

mercredi 12 octobre 2011

J'aime faire l'amour mais sida-je ? le sais-je ?

Mardi 11 octobre 2011, jour de grève des transports urbains mais pas des transports amoureux. Le petit Miko qui vient depuis plusieurs mois assez régulièrement se faire nourrir et se faire câliner a transgressé la règle de trois qu’il avait instauré : pas touche aux lèvres, au sexe, à l’anus. Le Miko en question étant fort peu bavard, je n’ai jamais réussi à savoir ce qui motivait ces interdictions. Pas la pudeur, c’est sûr car le petit est très exhibitionniste ; peut-être la peur des pratiques à risques, il faudra que je lui remette de la documentation sur le sujet et les résultats de mes analyses de sang les plus récentes ; plus sûrement une forme de défense psychologique contre une culpabilité sous-jacente. Il a en effet un compagnon avec qui il vit, en n’allant pas jusqu’au bout il a sans doute l’impression de ne pas le tromper !
Mais ce mardi, c’est le sexe qui l’a trahi, le petit Miko ressemblait à cela :
Mes mains puis ma bouche n’ont pas réussi à l’éviter… les taquineries ont même réussi à redonner voix au Miko qui précisait quelles zones de son corps il fallait explorer, tâter, lécher… jusqu’à le faire fondre. Et là surprise, le Miko s’est jeté voracement sur ma bouche qu’il a dévorée, fouillée ; un second tabou tombait. Pour le troisième, on va attendre encore un peu.
Après une douche il est reparti vers ses occupations habituelles mais j’ai été touché et amusé du SMS reçu quelques minutes après son départ : « Cetai bien sympa mais on fai com si yavai rien eu de serieu »
Alors sérieusement, je connais la réponse aux questions de Ben dont je partage l’affirmation J'aime faire l'amour mais sida-je ? le sais-je ?

vendredi 24 juin 2011

L'art est partout

Après 32 ans d’exil, la statue d’Apollon par Alfred Janniot (1889-1969) a retrouvé sa place originelle au centre de la fontaine du soleil. Inaugurée en 1956, la statue en a choqué plus d’un ; elle sera déposée en 1979 ; en 2005 quand la restauration de la fontaine commence, la légataire universelle du sculpteur lance une pétition pour le retour d’Apollon.
C’est à l’occasion de la fête de la musique le 21 juin qu’Apollon a retrouvé sa place. À Nice, on peut voir une autre œuvre d’Alfred Janniot : le monument aux morts de la première guerre mondiale, creusé sous la colline du Château sur le quai Rauba-Capeù.
À Paris il a réalisé l’immense fresque de pierre de ce qui est maintenant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, porte Dorée dans le 12e arrondissement. Voir le site des amis d'Alfred Janniot en cliquant ici.


L'art est partout

lundi 21 juin 2010

Pas d'art sans liberté



Il était une fois une enseignante Janine Kotwica, spécialiste du livre pour enfants qui eut la bonne idée de rassembler pour une exposition des dessins d’illustrateurs de renom, dessins préexistants ou commandés pour l’occasion. Le titre sulfureux de cette exposition étant : Pour adultes seulement : quand les illustrateurs de jeunesse dessinent pour les grands. 
Las, c’étaient des dessins érotiques ! L’exposition a beau avoir été commandée par le directeur de la bibliothèque départementale de la Somme qui est rappelons-le un établissement qui ne reçoit pas d’enfant, mais uniquement les bibliothécaires relais des petites communes rurales du département ; les œuvres ont beau avoir été présentées au directeur du développement culturel du Conseil général de la Somme ; l’affiche de Léo Kouper a beau avoir été validée parmi cinq propositions par les interlocuteurs départementaux… Cela n’a pas empêché Monsieur Minable (pardon pour la faute de frappe, il faut lire Manable) ci-devant président socialiste du Conseil général de la Somme d’interdire à 11 jours de son inauguration cette exposition.
Voici le communiqué de l’Observatoire de la Liberté d’expression de la Ligue des droits de l’homme :
«Le conseil général de la Somme se couvre de ridicule en censurant une exposition de dessins
L’exposition « Pour adultes seulement : quand les illustrateurs de jeunesse dessinent pour les grands », qui devait se tenir à la bibliothèque départementale de la Somme, à Amiens, du 19 mai au 19 juillet, a été annulée, à onze jours de son inauguration, par le président du conseil général de la Somme, alors qu’elle était programmée depuis plus d’un an.
Le directeur de la bibliothèque a passé commande de cette exposition à Janine Kotwica, enseignante et spécialiste du livre pour jeunes. Vingt-six dessinateurs de renom y participaient, pour une soixantaine d’œuvres de grande qualité dues à Lionel Koechlin, Bruno Heitz, Nicole Claveloux, Tomi Ungerer… Le résultat, validé par le directeur, était une exposition d’un érotisme chaste et malicieux. Qui aurait pu s’offusquer de découvrir qu’André François, qui amuse les enfants depuis un demi-siècle avec ses Larmes de crocodile, avait aussi réalisé des gravures de sirènes aux seins nus, ou que Louis Joos, qu’inspirent ordinairement les musiciens de jazz, peignait parallèlement des corps féminins ? L’affichiste de cinéma Léo Kouper (Jacques Tati, Charlie Chaplin) en avait réalisé l’affiche, qui devait également former la couverture du catalogue. On y voyait un simple pinceau vertical, sur fond rose, pouvant donner l’illusion, de très loin, d’un pubis.
Comment cette idée de censure est-elle venue à Christian Manable, président socialiste du conseil général de la Somme ? Aucune explication officielle n’a été donnée à cette annulation. Le rôle des politiques n’est pas de réprimer les œuvres mais de favoriser leur diffusion. Il appartient au public de juger l’exposition, et les élus doivent laisser le public accéder librement aux œuvres. Le rôle des politiques est aussi de tenir les engagements pris.
L’Observatoire de la liberté de création demande au conseil général de la Somme de revenir sans délais sur sa décision ridicule, et exige que cette exposition puisse ouvrir comme prévu et que son catalogue soit imprimé.
Les artistes, la sensualité et l’humour font notre monde meilleur, bien plus que les censeurs.»
Pas d’art sans liberté