A l’occasion du cinquantième anniversaire du Musée
Matisse, la ville de Nice rend un hommage au peintre qui vécu plus de trente
ans dans cette ville. Dans huit musées de la ville se déploient huit
expositions autour de Matisse. C’est l’opération Un été pour Matisse.
Ici, au Musée Matisse, à côté des collections
permanentes, dans l’exposition Matisse, la
musique à l’œuvre, ce sont les costumes qu’il a dessinés en 1920
à la demande du chorégraphe des Ballets russes, Léonide Massine pour le ballet Le chant du rossignol dont la musique a
été composée par Igor Stravinski.
Cette opération Un
été pour Matisse est une occasion unique de voir rassemblées des œuvres de
ce peintre et sculpteur qui a marqué le vingtième siècle, œuvres de Matisse
prêtées par les musées du monde entier mais aussi sorties de collections
privées ainsi que des œuvres de peintres dont Matisse s’est inspiré et des
œuvres d’artistes qui rendent hommage à Matisse en le citant, le parodiant, le
prolongeant… Un pass pour l’entrée dans les huit musées est en vente au prix
tout à fait abordable de dix euros. Mais pour les niçois qui avaient l’habitude
de l’entrée gratuite dans tous les musées municipaux c’est un drôle de
changement, d’autant que le pass n’est valable que sept jours, passé ce délai,
il faut repayer dix euros pour pouvoir pénétrer dans les musées participants à
cette opération. Cette opération dure trois mois du 21 juin au 23 septembre. Si
quelques fous furieux comme moi envisagent assez sereinement de voir huit
expositions en sept jours, je crois qu’il aurait été bon de ne pas introduire
cette contrainte temporelle dont je ne vois pas l’utilité. L’effet pervers de
cette opération est que je vais diminuer drastiquement mes visites dans les
musées niçois pendant trois mois. L’an dernier entre le 21 juin et le 23
septembre j’ai reçu en couch surfing 33 personnes, pour la plupart des
étrangers à qui j’ai fait visiter Nice. Peu d’entre eux ont raté le Palais
Lascaris, presque tous ont vu le Mamac et un bon nombre m’ont accompagné au
Musée Matisse. Cette année, mes visiteurs n’iront dans les musées que s’ils en
ont l’idée ou le désir mais sans moi. Je suis d’ailleurs curieux de savoir si au
final cette opération augmentera ou non le nombre de visiteurs des musées
participants. Côté effets pervers, ce qui est dramatiquement drôle, c’est de
voir les hôtesses d’accueil à l’entrée des musées se débattre avec leur caisse,
leur ordinateur pour lequel elles ont été peu ou mal formées. Au Musée Masséna,
alors qu’il y avait quatre personnes derrière la caisse, il m’a fallu attendre
presque vingt minutes pour pouvoir rentrer le temps que la plus expérimentée
arrive à entrer les informations pour mon pass tandis que les autres se
lamentaient.
Vous trouverez les autres participants à cette
chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine