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samedi 27 septembre 2014

Journées du patrimoine



Les journées européennes du patrimoine 2014 ont eu lieu le week-end dernier. Je n’ai pas fait le marathon pour visiter un maximum de lieux et je n’ai même pas réussi à voir le mur de feu d’Yves Klein allumé sur le toit du Mamac. Par contre j’ai assisté à un magnifique concert.
C’est dans l’église Saint-François-de-Paule que j’ai pu écouter l’Ensemble baroque de Nice jouer une ouverture de Jean-Marie Leclair (1697-1764), une sonate d’Antonio Vivaldi (1678-1741) ainsi que quatre pièces de compositeurs que je ne connaissais pas : Giovanni Battista Somis (1686-1763) et Gaetano Pugnani (1731-1798). C’est la Sonate à deux violons sans basse en do mineur de ce dernier qui m’a le plus touché.
L’Ensemble baroque de Nice est constitué de Laura Corolla au violon, Étienne Mangot au violoncelle, Vera Elliott au clavecin, Sergio Basilico au théorbe et dirigé par Gilbert Bezzina qui joue aussi du violon. Voir leur site ici. J’adore le son du théorbe et le simple fait d’en voir un me renvoie à l’un de mes livres préférés que je vous recommande de lire : Le Joueur de théorbe de Patrice Salsa, court roman publié en 2011 par l’URDLA à Villeurbanne. On le trouve en librairie pour 10€ et en voici une présentation sur un site de libraires.  
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine

dimanche 26 février 2012

Onze

Tambour Major m'a tagué pour une chaîne. Je dois donc publier les règles, répondre aux 11 questions du blogueur qui m’a tagué puis créer 11 nouvelles questions destinées aux personnes que je taguerais, choisir 11 blogueurs et insérer un lien vers leurs blogs dans mon billet, me rendre sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils ou elles ont été tagués, ne pas les taguer sans les prévenir, taguer obligatoirement 11 personnes.
Commençons donc par répondre à ses 11 questions que voici : 
1. Qu’est-ce qui te démange ?
Donner quelques coups de pied au derrière pour apprendre le savoir-vivre à certains malotrus
2. Iras-tu voter en 2012 ? Pourquoi ?
Oui. Par principe
3. On mange quoi ce soir ?
Ratatouille, jambon, yaourt, pomme
4. Rat des villes ou rat des champs ?
Souris de tapis
5. Que serait pour toi un monde sans électronique ?
Le retour à la lecture et à la correspondance papier
6. Quel est le parfum de ton gel douche ?
Lavande
7. Dans ton évier, là, maintenant, il y a quoi ?
Rien
8. Chèque ou CB ?
CB, espèce de …
9. Le dernier morceau de musique que tu as écouté aujourd'hui, c'était ?
Bilbao song
10.            Laura Ingalls, c'était quand même une belle connasse, non ?
Qu’est-ce que tu reproches à sa petite maison ?
11.            Le facteur sonne toujours deux fois. Et toi ?
Une seule fois mais longuement
Le temps que j’y suis-je réponds aussi aux 11 questions de Gilsoub
1.  Alors heureu(x)se ?
Vouiiiiiiii
2.  Avec ou sans sucre ?
Sans le matin, avec le midi
3.  Vous désirez quelque chose ?
Une petite cuillère
4.  Puis-je vous aider ?
Sans façon, merci
5.  Kamasutra ou Marc Dorcel ?
Hervé Bodilis
6.  Et dieu dans tout cela ?
DTC
7.  Dernier coup de cœur ?
Traboule de Pochep aux éditions Vraoum
8.  L’endroit le plus insolite où vous ayez fait l’amour ?
Entre deux rayonnages de bibliothèque (après l’heure de fermeture)
9.  Et c’était bien ?
Vouiiiiiiii
10.             La question que j’aurais dû vous poser 
Qui allez-vous taguer ?
11.             Et sa réponse ?
Personne
Comme ça a l’air de vous plaire je réponds encore à une série de 11 questions
1) Si tu devais changer de prénom comment aimerais-tu t'appeler ?
Théotime
2) Avec quelle personnalité célèbre refuserais-tu de partager ton sandwich ?
Vanneste
3) Quel est ton coup de cœur littéraire de l'année 2011 ?
Le joueur de théorbe de Patrice Salsa aux éditions URDLA
4) Quelle est ta plus grosse bêtise d'enfance ?
Je ne sais plus ce que c’était mais je me souviens encore de la fessée
5) Si tu devais tourner au cinéma une scène de baiser, quel partenaire choisirais-tu?
Bruno Todeschini
6) Pour quel peintre aurais-tu aimé ou aimerais-tu poser ?
Ernest Pignon-Ernest
7) Quel est le vêtement que tu n'aimerais pas qu'on te vole ?
Mon chapeau
8) Quel est le moment de la journée que tu préfères ?
Le matin
9) C'est quoi pour toi le bonheur ?
Être au creux de ses bras
10) Dans quelle ville n'aimerais-tu pas vivre ?
Bordeaux
11) Si tu avais le pouvoir de voyager dans le temps, quelle époque aimerais-tu visiter ?
La Renaissance
Encore ? Allez 11 réponses à Chris tophe
1) Qu'est-ce qui vous démange ?
De recopier ma première réponse à la même question
2) Irez-vous voter en 2012 ?
Oui plutôt deux fois qu’une
3) Quel est votre plus grand défaut ?
La timidité
4) Combien de fois par semaine ?
C’est selon
5) Vous êtes chat ou chien ?
Chat
6) Plutôt slip, boxer ou jock strap ?
Slip
7) Quelle est votre plus grande peur ?
La montée de l’intolérance
8) Vous envoyez et recevez combien de sms par jour ?
2 ou 3 dans chaque sens, guère plus, sauf quand le petit Miko m’arrose de sa prose
9) Vous êtes plutôt twitter ou facebook ?
Facebook
10) Avec ou sans poils ?
Sans
11) Vous aimeriez que j'écrive un article sur quoi ?
Le bogoss du week-end
Enfin pour ma part et afin de contribuer à la continuation de cette chaîne, j’ai cherché l’inspiration chez quelques auteurs à la page 48 d’un de leurs écrits, voici donc, précédées du nom de leur auteur, les 11 questions auxquelles vous allez devoir répondre :
1.  Philippe Besson : Tu m’entends ?
2.  Patrick Denfer : Que se passe-t-il derrière cette porte ?
3.  Marguerite Duras : Tu es seule à savoir ?
4.  Bernard-Marie Koltès : Et si je les présentais l’un à l’autre, qu’arriverait-il ?
5.  Olivier Lebleu : Alors tu n’as jamais couché avec une fille ?
6.  Claude Lejeune : Tout ou rien ? Ou un peu quand même ?
7.  François Morey : Musicalement quels ont été vos grands chocs émotionnels ?
8.  Georges Perec : Un sujet  à la mode ?
9.  Pochep : Mais on va où Linda ?
10.             Patrice Salsa : Quoi ?
11.             Guy Walter : Quel est ce mot ?
Onze dépêche(nt) de répondre 11

vendredi 24 juillet 2009

Et si on faisait connaissance


J’ai oublié par quel hasard nous étions devenus amis sur Facebook dans le courant du premier trimestre 2009, tous deux bibliothécaires et tous deux niçois. Nous nous sommes croisés une première fois aux Rencontres du cinéma d’art singulier en juin auxquelles j’allais assister surtout pour découvrir le documentaire que le jeune Antonioni a consacré en 1950 au jardin de Bomarzo. Merveilleux jardin au nord de Rome que Patrice Salsa m’a fait visiter. Joëlle présentait un diaporama de fresques murales du village d’Orgosolo en Sardaigne (pour en savoir plus sur les fresques d’Orgoloso, cliquez sur le titre de ce message quand vous aurez terminé de le lire).
Hier, j’ai donné rendez-vous à Joëlle à la terrasse de la Civette du cours Saleya pour prendre l’apéro et nous avons pris aussi le temps de faire connaissance, parlant l’un l’autre de nos parcours professionnels, de nos lectures… de nos vies. Nous avons évoqué aussi la personnalité complexe d’une relation commune et je suis très content que Joëlle ait prononcé avant moi le terme de tyran, cela me conforte et devrait rassurer mon ami Antoine qui s’inquiète de mes jugements qu’il trouve parfois expéditifs.
Plutôt que de multiplier les tournées, au fil de nos confidences, Joëlle m’a convié à dîner au restaurant Acchiardo, institution nissarte de la rue Droite dans le Vieux Nice où depuis quatre générations les spécialités niçoises sont à l’honneur. Farcis niçois pour Joëlle, soupe au pistou pour moi, bonne humeur pour tous.
Si tout le monde était aussi sympathique que Joëlle, je dirais plus souvent : Et si on faisait connaissance

lundi 23 février 2009

Ceci est art

J'ai bien l'intention dans les prochains messages d'écrire à propos de Ben et du tramway de Nice, mais aujourd'hui c'est d'art dont j'ai envie de parler. Avant d'emménager à Nice, j'ai vécu pendant trois ans dans un petit studio meublé à Paris dans le XIIIème arrondissement. Toutes mes affaires sont restées en garde-meubles pendant ce temps. C'est ainsi que j'ai été privé de mes livres, mes disques et surtout des œuvres d'art qui me sont chères. Une fois à Nice, j'ai attendu un peu avant des les sortir des cartons, ma priorité étant d'installer les meubles, de sortir le linge, les vêtements, la batterie de cuisine, les papiers (impôts, retraite, sécurité sociale, banque...).
Ce n'est qu'aujourd'hui que je me suis attaqué aux cartons alignés dans le couloir d'entrée et qui contenaient toutes les photos encadrées, lithographies, peintures, dessins, affiches, collages... Et c'est une joie que de revoir chaque œuvre, me remémorer son auteur quand je le connais, les circonstances de l'acquisition (achat, don, cadeau pour telle ou telle occasion). Ce que j'appelle l'œuvre au noir de Patrice Salsa, c'était un cadeau de l'auteur et néanmoins ami, pour mes 48 ans où j'avais fait une grande fête dans l'île de Migneaux à Poissy chez mes amis Marc Uguen et Gérard Marot. Les photos de musiciens de jazz de Jean-Marc Birraux, c'est lui qui me les a offertes à la fin de l'exposition que j'avais organisée à la Discothèque des Halles à Paris. J'ai une gravure sur linoleum dédicacée par Marion Brown en 1990 que j'allais souvent écouter au théâtre Dunois mais je ne me souviens plus des circonstances. La peinture de Nicolas d'Hautefeuille, je la lui ai achetée à son domicile à Bordeaux quand j'ai fait sa connaissance par l'intermédiaire de son cousin Antoine. J'ai aussi une bannière (toile peinte non tendue) d'Yves Olry que j'ai dû acquérir à la fin des années 70 quand j'habitais Givors. Je n'ai pas encore déballé toutes les affiches mais l'une de mes préférées qui est contrecollée sur bois est l'affiche de la Dispute de Marivaux mise en scène de Patrice Chéreau au TNP de Villeurbanne. Quand je vois cette affiche, je revois la pièce, j'entends la musique de Mozart qui servait de musique de scène. Je vais aussi apprendre à vivre avec les œuvres les plus récentes offertes pour mon départ en retraite.
En une matinée, je n'ai pas eu le temps de tout accrocher, mais j'ai choisi les emplacements de chaque œuvre et je ressens beaucoup d'émotions à la vue de chacune d'entre elles. L'aspect de mon appartement est déjà complètement changé. Les grands murs tout blanc disparaissent ou font ressortir les taches de couleur, soulignent les gris et les noirs. Je remarque que j'ai peu d'œuvres très colorées, il y a beaucoup de noir et blanc, ce qui est banal pour la photographie, mais aussi beaucoup de gris et de noir dans les estampes.
Et je ne comprends pas comment j'ai pu vivre sans la présence quotidienne de l'art. Ceci est tare.