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mercredi 10 juillet 2013

La nostalgie du présent



Serge, Mathias, Christèle…
Pourquoi sont-ils partis ? Comment ont-ils pu quitter celles et ceux qui les aimaient, les laissant dans la douleur et dans la culpabilité de n’avoir pas su être aussi présents qu’il aurait fallu.
Serge, Mathias, Christèle…
Je vous aimais

Oui, je sais, c'est le verbe aimer conjugué à l'imparfait, hélas. D'où plus forte est ma nostalgie du présent.

vendredi 25 décembre 2009

On ne sait jamais


A peine plus d’un an après son suicide, j’ai reçu une photo de Serge via Facebook de la part d’un inconnu utilisant un pseudonyme avec juste la mention « from madgy ». Cette photo faisait partie d’un album titré d’un simple point d’interrogation qui contenait en plus une autre photo de Serge prise au même moment et une image de plage de galets en bord de Méditerranée. Le tout sans légende. Ces photos ont dues être prises peu avant sa mort en 2008.
Serge et Madgy étaient des collègues avec qui je prenais souvent le café entre 1995 et 1999, date de mon départ pour Bordeaux. J’ignorais qu’ils étaient ensemble, je ne l’ai appris que très tard, peu avant de quitter la BnF, j’avais dragué Serge et nous sommes allés chez lui où nous avons baisé assez joyeusement, sans conséquence ni promesse. J’ai gardé avec Serge des relations amicales très espacées. A mon retour de Bordeaux, ils étaient partis s’installer dans le midi. Je l’ai recontacté quand j’ai décidé d’aller vivre à Nice. Il m’a envoyé deux SMS que j’ai gardés dont celui-ci tout début décembre : « Cher François, je me sens  à l’heure actuelle comme un vieil arthritique en lutte contre ses penchants pour l’alcool. De plus je n’ai aucun moyen de locomotion et suis régulièrement pris d’agoraphobie. Il me faudra malgré tout me surpasser dès la semaine prochaine. Attendras-tu jusque-là, me pardonneras-tu tant de délicates  faiblesses ? » Et c’est en arrivant à Nice le 17 décembre 2008 que j’ai appris que Serge s’était pendu. C’est Madgy qui a appelé les numéros enregistrés dans le répertoire du téléphone portable de Serge. J’étais bouleversé et sans doute lamentable avec Madgy dont je me souviens qu’il m’a affirmé que Serge m’aimait bien.
J’espère aujourd’hui que j’aurais l’occasion de renouer le contact avec Madgy. J’ai demandé à l’inconnu sous pseudonyme qu’il lui transmette mes coordonnées.
On ne sait jamais