mardi 11 mai 2010
Le monde change vous aussi
Depuis quelques mois, je participe au Comité de lecture du Théâtre national de Nice pour lequel j’ai lu le livre suivant :
Sur la corde raide [Texte imprimé] ; suivi de L'enfant perdue : théâtre / Mike Kenny ; textes français de Séverine Magois ; [ill. par Hanno Baumfelder]. - Arles : Actes Sud-Papiers, 2004 (42-Saint-Étienne : Impr. Dumas-Titoulet). - 81 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 21 cm. - (Heyoka jeunesse) (Actes Sud-Papiers, ISSN 0298-0592).
Trad. de : "Walking the tightrope" et : "The lost child"
ISBN 2-7427-5198-X (br.) : 10,50 EUR.
Voici mes notes de lecture pour L’enfant perdue :
Résumé : Un rétameur et sa fille traverse une forêt, le rétameur fait du feu pour éloigner les loups, se réchauffer et faire à manger mais il interdit à sa fille Prunelle de toucher au feu. Prunelle, restée seule à côté du feu, le laisse s’éteindre par respect pour les interdictions de son père. Quand celui-ci revient Prunelle a disparu, il part à sa recherche et interroge tous les personnages rencontrés (oiseau, arbre, grenouille, taupe, loup…). C’est seulement quand il ranime le feu et qu’il promet aux loups d’apprendre à sa fille à connaître le feu et non de le redouter qu’elle lui est rendue.
Avis : Pièce pour jeune public (maternelle et premier cycle du primaire) simple et didactique, avec la même idée déclinée à chaque rencontre avec les différents personnages rencontrés lors de la quête du rétameur. La seule interrogation que j’ai est que le message me semble s’adresser plus aux parents qu’aux enfants !
Et celles pour Sur la corde raide :
Résumé : Esmé comme tous les ans vient voir son grand-père. Mais cette année, sa grand-mère n’est plus là ! « Tous les ans, certaines choses demeurent pareilles et d’autres changent. »
Avis : Pièce pour jeune public (maternelle et premier cycle du primaire) écrite par l’auteur qui venait de perdre son père quand son propre fils avait trois ans. Métaphore sur la vie et la mort, texte assez poétique avec des références constantes à l’univers ludique du cirque et à l’éternel recommencement avec la lancinante présence de la marée. Pièce créée le 24 janvier 2005 à Jouars-Pontchartrain.
Sur la corde raide a été retenue pour être lue par des comédiens du TNN en public dans l’auditorium de la bibliothèque Louis Nucéra le samedi 24 avril à 15 heures. Quelques jours auparavant, des amis parisiens m’ont incité à rencontrer une de leurs amies niçoises, elle aussi. Je l’ai invitée à venir assister à cette lecture, tout en la prévenant du sujet car elle venait de vivre un deuil, son ami s’étant suicidé pendant qu’elle passait quelques jours de vacances à Paris chez nos amis communs. Ce texte que j’ai lu, que je connaissais et que j’imaginais être poétique et pour un public d’enfants ; ce texte entendu, porté par la voix de deux comédiens m’a soudain bouleversé. Je me suis rendu compte que je pleurais, les larmes coulant sur mon visage. La présence de Christèle à mes côté n’y était sans doute pas pour rien. Je pense que c’est la force et la qualité d’un grand et beau texte de s’adresser à chacun, petits ou grands. C’est aussi la magie du théâtre, un texte lu des yeux et un texte dit à haute voix n’ont pas la même résonance. « Tous les ans, certaines choses demeurent pareilles et d’autres changent. »
Le monde change vous aussi
vendredi 19 mars 2010
Personne n'est parfait
jeudi 11 février 2010
Seulement trois mots
Je t’aime. « Voici le lieu pour s’entraîner à dire le mot, parce que, comme chacun sait, c’est le mot qui fait avancer et c’est le mot qui rend libre. »
Le Petit Robert donne trois définitions principales de ce verbe transitif venu du latin amare. Premier sens : Éprouver de l’affection, de l’amitié, de la tendresse, de la sympathie pour quelqu’un. Deuxième sens : Éprouver de l’amour, de la passion pour quelqu’un. Troisième sens : Avoir du goût pour quelque chose.
Dans les relations humaines (deux premiers sens), la réciproque est de mise. Et il n’est pas évident de passer d’un état à l’autre. J’y suis parvenu assez bien, en tout cas en présence de l’ami aimé. En son absence et pire en son silence, l’état de manque revient et l’inquiétude. Pourquoi ce silence ? Comment va-t-il ? Que lui arrive-t-il ? Qu’est-ce que j’ai fait ou dit qui cloche ?
Alors oui, j’ai besoin de les dire, besoin de les entendre... Seulement trois mots : je t’aime
mercredi 27 janvier 2010
Je cherche la vérité
vendredi 22 janvier 2010
La vie de tous les jours
Préparer les entrées dans des coupelles mettre des morceaux de tranches de pamplemousse sans peau ni pépin, des cubes d’avocat, verser un filet d’huile d’olive, moudre des cinq épices, remuer et terminer par un filet de crème de vinaigre balsamique. Mettre au frais avant de servir.
Prendre les blancs de poulet, les découper en dés de deux centimètres. Saler, poivrer, arroser d’un filet de citron.
Emincer un oignon, le faire fondre à feu doux dans l’huile d’olive, ajouter les dés de poulet, faire revenir deux minutes, poudrer de safran et de gingembre. Remuer, verser le reste du jus de citron, cinq centilitres d’eau et deux cuillères à soupe de purée de curry. Laisser cuire à couvert dix minutes à feu doux. Retirer le couvercle et poursuivre la cuisson cinq minutes, ciseler un bouquet de coriandre pour recouvrir le poulet. Servir chaud avec un plat de courgettes.
Courgettes fleurs qui auront été lavées et découpées en petites rondelles. Emincer une gousse d’ail, faire revenir à feu vif le tout à l’huile d’olive. Laisser cuire à feu doux dix minutes, rajouter deux minutes avant de servir une tomate finement hachée, saler, poivrer.
C’est ce que j’ai fait pour les derniers amis reçus, il serait bien que je m’astreigne à prendre le temps d’en faire autant chaque jour, plutôt que de me nourrir de soupes en brique, de salades sous vide, de ratatouilles en conserve…
Voilà une bonne résolution pour 2010, faire le marché (bio de préférence) régulièrement, me préparer légumes frais, salades et fruits en variant les menus chaque jour. Faire que chaque repas soit une fête et non une obligation, le tout avec une pensée amicale pour le prescripteur de ce régime. Seul ou avec des amis, la vie de tous les jours
lundi 4 janvier 2010
Des mots des mots des mots des mots des mots
En cette période de l’année, les mots fusent souvent conventionnels ou convenus pour respecter l’usage de présentation des vœux. Alexis en use avec plus d’originalité en écrivant :
« Je vous souhaite des rêves fous à n'en plus finir
Et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite l'ardeur d'entreprendre, afin de gouter aux joies de la réussite.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite aussi d'adorer le soleil, sans jamais dénigrer les jours de pluies, car eux seuls, donnent naissance aux arcs-en-ciel.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à l'aventure.
Je vous souhaite surtout d'être vous. »
Je manque d’originalité en reprenant à mon compte ces belles paroles mais le cœur y est.
Les mots, les mots, les mots envers et contre tous les maux. Les mots en vert de l’espoir. Les mots qui expliquent, précisent, apaisent… N’être jamais à court de mots, en évitant ceux qui cinglent, qui blessent car ceux-ci existent aussi.
mercredi 30 décembre 2009
J'attends l'impossible
C’est l’amour seul qui peut me sauver et c’est l’amour qui m’a détruit (Sarah Kane) Phrase terrible, insupportable et tellement vraie, sinon que je voudrais en inverser les termes : c’est l’amour seul qui peut me détruire et c’est l’amour qui m’a sauvé !
En quelques heures, je suis tombé raide dingue amoureux d’un homme de vingt ans mon cadet, lui-même sinon détruit en tout cas bien abimé par un chagrin d’amour. Comment est-ce possible ? Cela ne m’était pas arrivé depuis… très longtemps, si longtemps ! C’est une joie et un fardeau. Je voudrais tout faire pour lui, le consoler, l’aider, être à ses côtés au quotidien, alors qu’il traverse une période où il n’est pas capable de s’impliquer de se projeter ; où il a peur de ses émotions, de lui-même et encore plus des autres…
Pour moi, ce qui est positif, c’est que j’accepte cet élan, que je retrouve une libido que je croyais perdue. Ce qui est plus trouble c’est ce rapport à la détresse ou ce que je perçois comme telle, à ma phobie absolue du suicide, une culpabilité qui résonne avec des histoires passées…
A ma décharge, je crois que le monsieur en question n’est pas désagréable à regarder, qu’il est loin d’être con et qu’il exerce dans un domaine artistique un talent certain. Alors, oui, c’est un peu mégalo de croire que moi, petit vieux, je puisse avoir assez de séduction, de savoir faire pour tirer un homme du désespoir et lui faire retrouver l’amour, celui qui sauve ! Et qu’en plus cet amour le porte vers moi !
Mais comme je suis un grand garçon et que je l’aime vraiment, j’espère juste que je peux l’aider et être un ami véritable pour lui.
Bref, je ne sais pas pourquoi j’écris ceci sous « J'attends l'impossible » car j’ai bien l’intention de faire tout ce qui est possible pour faire mentir Sarah Kane.
vendredi 25 décembre 2009
On ne sait jamais
A peine plus d’un an après son suicide, j’ai reçu une photo de Serge via Facebook de la part d’un inconnu utilisant un pseudonyme avec juste la mention « from madgy ». Cette photo faisait partie d’un album titré d’un simple point d’interrogation qui contenait en plus une autre photo de Serge prise au même moment et une image de plage de galets en bord de Méditerranée. Le tout sans légende. Ces photos ont dues être prises peu avant sa mort en 2008.
mardi 8 décembre 2009
Pas d'art sans ego
Vendredi 4 décembre vers 13h30, J. G. arrive à l’hôtel-restaurant de l’Aiglon à Digne, nous y prenons le café avant de partir dans sa voiture vers Moustiers-Sainte-Marie ou plus exactement chez lui à quelques kilomètres du village de Moustiers. Il me fait visiter son atelier de potier où je vois sa production. Il me montre aussi ses dessins, gravures et peintures. J. n’est pas seulement un artisan mais aussi un artiste. Au crépuscule, nous allons à Moustiers faire une petite ballade dans le village avant de rejoindre ses amies Fred & C° au restaurant Le Jadis qu’il a décoré pour une réouverture mercredi prochain. Je souhaitais l’inviter à dîner au restaurant mais il n’y en a pas un seul ouvert le soir à cette saison ! Retour à la maison, après le repas, J. me laisse regarder ses agendas (carnets intimes). C’est beau, intéressant, bouleversant mais très impudique à lire sous le regard de l’auteur. Je saute des passages que j’aurais lu s’il n’avait pas été présent.
Je crois bien que nous sommes devenus amis sur Facebook quand je suis tombé par hasard sur une photo de lui tirant la langue et que je l’ai contacté à ce moment-là, découvrant ensuite son œuvre qui m’a donné envie de le rencontrer et de voir en vrai son travail. J’avais un peu peur de la rencontre dans le réel à cause du côté rebelle, branleur, gay, fêtard et farfelu qu’il se donne sur Facebook et en fait j’ai des grands élans de tendresse pour lui dont j’admire le travail et dont je perçois une fragilité certaine.
Samedi matin, nous allons voir le marché de Riez, parcourir les ruelles du village puis prendre l’apéritif sur une terrasse ensoleillée. J. y retrouve des amis, de nombreuses personnes le saluent, lui font la bise, l’interpelle. Quelle est la part de sa notoriété, de la convivialité villageoise ? C’est une ambiance et des rapports sociaux qui me semblent impossible dans une grande ville. Nous déjeunons en tête à tête au restaurant avant de rentrer chez lui. En fin d’après-midi, J. me raccompagne à la gare de Mézel - Châteauredon à 613,10 mètres d’altitude où je prends le train de 17h46 pour être de retour à Nice à 20h57. Le voyage de nuit ne présente aucun intérêt, sinon que j’obtiens du contrôleur qu’il accepte que je le prenne en photo me tirant la langue. Et un de plus dans ma collection !
En conclusion, un beau voyage, une belle rencontre avec un être de chair et de sang à l’ego appréciable. Pas d'art sans ego
lundi 7 décembre 2009
Penser à sourire
lundi 26 octobre 2009
Il était une fois...
En 1984, je travaillais comme discothécaire (ne pas confondre avec DJ) à la bibliothèque publique de Massy (Essonne) et j'avais monté une exposition sur la musique dans la publicité en rassemblant des affiches et des visuels où l'on voyait des instruments de musique ou des slogans, des citations ayant trait à la musique pour vendre tout et n'importe quoi. J'avais réuni le témoignage de publicitaires qui expliquaient pourquoi une guitare figurait dans leur visuel. Cette exposition d’une vingtaine de panneaux a été conçue pour être itinérante, elle a tourné pendant quelques années principalement dans les bibliothèques en France. Pour l'inauguration à Massy, j'ai invité Thierry Roth-Platen, haute-contre (décédé du sida depuis) accompagné au piano par Denis C., à interpréter des jingles, ces publicités chantées qu’on entendait sur les radios commerciales. J’avais une relation d’amitié amoureuse avec Denis mais cela n’a jamais été plus loin qu’une longue pelle roulée au théâtre Dejazet où Denis avait bu pour lutter contre son stress un soir de première pour son nouveau spectacle. A cette époque je fréquentais assez souvent dans le quartier des Halles, le Look qui appartenait à Yves Mourousi et le dimanche après-midi, j’allais au Palace de Fabrice Emaer pour les Gay Tea Dance. 1984, c’est l’année de la création d’Aides et Vincent Malléa qui s’est beaucoup investi pour ce 25e anniversaire demande pour la rubrique « Votre année 1984 » des témoignages publiés sur le site que vous pouvez atteindre en cliquant sur le titre de ce message. Alors, il était une fois…
mercredi 21 octobre 2009
Regardez les autres
mardi 22 septembre 2009
Regarder le ciel
Je viens de passer quelques jours à Paris et pour cette fois j’ai pris l’avion et non le train comme à l’habitude. J’espérais que l’heure et demie de vol serait plus courte que les cinq heures et demie de trajet ferroviaire Nice Paris… Mais comme Air France demande à ce que l’on se présente à l’aéroport avec deux heures d’avance et que les aéroports ne sont pas en centre ville au contraire des gares, le bénéfice en temps est extrêmement faible, le coût du billet nettement supérieur et les inconvénients des consignes de sécurité (fouille, confiscation de mon flacon de mousse à raser, déshabillage pour examen minutieux de ma ceinture abdominale…) sont tels que je n’ai aucune envie de recommencer même si la vue au décollage lors de l’aller et à l’atterrissage au retour est absolument fabuleuse.
mardi 18 août 2009
Tout est possible
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vendredi 7 août 2009
Vi devi parlar = vous devez parler
Je viens de passer trois jours en région parisienne où j’ai vu mon père qui fêtera son 93e anniversaire le mois prochain. Il se plaint beaucoup, répète à tout bout de champ qu’il va mal. Cela fait une bonne vingtaine d’années que ses proches l’entendent dire qu’il va bientôt mourir. En attendant, il fait encore son jardin et fournit ses voisins en haricots, tomates, courgettes, salades, etc.
J’ai vu aussi des amis avec qui j’ai déjeuné à Paris. Deux d’entre eux ont abordé des questions intimes, de l’ordre de la sexualité, à ma grande surprise et contrairement à mes habitudes, j’ai répondu très franchement et librement, dévoilant y compris des choses pas forcément glorieuses comme mon absence de libido depuis plus de quatre ans. Je ne sais pas si c’est une façon de compenser ou de sublimer mais j’ai envie de faire des choses pour eux ou avec eux. J’aimerai vraiment beaucoup aider PP pour qui j’ai une grande tendresse à mieux se faire (re)connaître. Je vais me documenter un peu sur la franc-maçonnerie à Nice pour OE et sur Charles Delaunay pour AP. A tous trois j’ai parlé aussi d’OR et il ne faut pas que j’attende que l’on me dise Vi devi parlar














