mardi 22 septembre 2009

Regarder le ciel

















 Je viens de passer quelques jours à Paris et pour cette fois j’ai pris l’avion et non le train comme à l’habitude. J’espérais que l’heure et demie de vol serait plus courte que les cinq heures et demie de trajet ferroviaire Nice Paris… Mais comme Air France demande à ce que l’on se présente à l’aéroport avec deux heures d’avance et que les aéroports ne sont pas en centre ville au contraire des gares, le bénéfice en temps est extrêmement faible, le coût du billet nettement supérieur et les inconvénients des consignes de sécurité (fouille, confiscation de mon flacon de mousse à raser, déshabillage pour examen minutieux de ma ceinture abdominale…) sont tels que je n’ai aucune envie de recommencer même si la vue au décollage lors de l’aller et à l’atterrissage au retour est absolument fabuleuse.
Pendant ce week-end du Patrimoine, même si je ne crois ni au Ciel ni aux Enfers, j’ai visité le cimetière du Père-Lachaise en y cherchant des sculptures d’ange à photographier et surtout en suivant la visite guidée que mon ami et collègue Olivier Estiez consacrait aux tombes des Francs-Maçons. Visite passionnante et instructive, riche en découvertes car malgré un grand-père maternel franc-maçon, j’ignorais à peu près tout de cette nébuleuse philosophico-ésotérique à caractère philanthropique et solidaire.

mardi 18 août 2009

Tout est possible


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Aujourd’hui, avec mon ami Olivier, nous avons pris le bus 81 de la gare routière de Nice en direction de Saint-Jean-Cap-Ferrat pour aller visiter d’abord la villa grecque Kérylos à Beaulieu-sur-Mer puis à vingt minutes de marche à pied de là, la villa et les jardins Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean. Le trajet par la moyenne corniche est à lui seul un régal pour les yeux.
La villa Kérylos, construite en 1902 est censée être une reconstitution d’une maison de la Grèce antique. De riches matériaux ont été employés : marbre, albâtre, bois exotiques… L’intérieur est richement décoré de mosaïques, fresques, tentures et de nombreuses pièces authentiques côtoient des copies en plâtre. La vue est exceptionnelle que ce soit vers la baie des fourmis, le cap Ferrat ou l’arrière pays montagneux.
Dans la villa Ephrussi de Rothschild qui date de la même époque, tout est plus authentique. Mais j’ai eu l’impression d’être dans la caverne d’un pilleur qui étale avec mauvais goût ses trésors depuis le retable moyenâgeux, les tableaux vénitiens, les porcelaines de Sèvres et de Saxe, les tapisseries des Gobelins jusqu’aux costumes chinois, plus un Boucher par ci, un Watteau par là… L’impression de bric à brac est assez étouffante mais heureusement cette villa est entourée de jardins sur 7 hectares et c’est une splendeur. Jardins est au pluriel car l’on passe du jardin à la française au jardin exotique avec ses cactées extraordinaires puis à la roseraie, au jardin japonais, au jardin lapidaire, au jardin florentin puis espagnol ! Avec d’un côté la vue sur la rade de Villefranche et de l’autre le golfe de Saint-Hospice. Avec un peu d’argent, tout est possible.
Sur le chemin du retour Olivier m’apprend qu’un de ses amis, en vacances en Grèce, a rencontré deux niçois au Parthénon et qu’ils ont dîné ensemble. L’un est aussi effacé que l’autre est séducteur, bavard, connaissant tout et péremptoire dans ses jugements, bref assez vite insupportable. Il lui a cité les noms et c’est le même personnage que j’évoquais avec mon amie Joëlle dans le message du 24 juillet et dont j’avais envie de claquer le museau dans le message du 13 juin. Voilà qui devrait rassurer définitivement Antoine.
Tout est possible

vendredi 7 août 2009

Vi devi parlar = vous devez parler


Je viens de passer trois jours en région parisienne où j’ai vu mon père qui fêtera son 93e anniversaire le mois prochain. Il se plaint beaucoup, répète à tout bout de champ qu’il va mal. Cela fait une bonne vingtaine d’années que ses proches l’entendent dire qu’il va bientôt mourir. En attendant, il fait encore son jardin et fournit ses voisins en haricots, tomates, courgettes, salades, etc.

J’ai vu aussi des amis avec qui j’ai déjeuné à Paris. Deux d’entre eux ont abordé des questions intimes, de l’ordre de la sexualité, à ma grande surprise et contrairement à mes habitudes, j’ai répondu très franchement et librement, dévoilant y compris des choses pas forcément glorieuses comme mon absence de libido depuis plus de quatre ans. Je ne sais pas si c’est une façon de compenser ou de sublimer mais j’ai envie de faire des choses pour eux ou avec eux. J’aimerai vraiment beaucoup aider PP pour qui j’ai une grande tendresse à mieux se faire (re)connaître. Je vais me documenter un peu sur la franc-maçonnerie à Nice pour OE et sur Charles Delaunay pour AP. A tous trois j’ai parlé aussi d’OR et il ne faut pas que j’attende que l’on me dise Vi devi parlar

vendredi 24 juillet 2009

Et si on faisait connaissance


J’ai oublié par quel hasard nous étions devenus amis sur Facebook dans le courant du premier trimestre 2009, tous deux bibliothécaires et tous deux niçois. Nous nous sommes croisés une première fois aux Rencontres du cinéma d’art singulier en juin auxquelles j’allais assister surtout pour découvrir le documentaire que le jeune Antonioni a consacré en 1950 au jardin de Bomarzo. Merveilleux jardin au nord de Rome que Patrice Salsa m’a fait visiter. Joëlle présentait un diaporama de fresques murales du village d’Orgosolo en Sardaigne (pour en savoir plus sur les fresques d’Orgoloso, cliquez sur le titre de ce message quand vous aurez terminé de le lire).
Hier, j’ai donné rendez-vous à Joëlle à la terrasse de la Civette du cours Saleya pour prendre l’apéro et nous avons pris aussi le temps de faire connaissance, parlant l’un l’autre de nos parcours professionnels, de nos lectures… de nos vies. Nous avons évoqué aussi la personnalité complexe d’une relation commune et je suis très content que Joëlle ait prononcé avant moi le terme de tyran, cela me conforte et devrait rassurer mon ami Antoine qui s’inquiète de mes jugements qu’il trouve parfois expéditifs.
Plutôt que de multiplier les tournées, au fil de nos confidences, Joëlle m’a convié à dîner au restaurant Acchiardo, institution nissarte de la rue Droite dans le Vieux Nice où depuis quatre générations les spécialités niçoises sont à l’honneur. Farcis niçois pour Joëlle, soupe au pistou pour moi, bonne humeur pour tous.
Si tout le monde était aussi sympathique que Joëlle, je dirais plus souvent : Et si on faisait connaissance

lundi 15 juin 2009

Vau mai tardi que jamai


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Au festival du livre de Nice, j’ai acheté La note noire de Costantini qui vient d’obtenir le prix du premier roman [policier] au festival de Beaune (qui a succédé au festival de Cognac). Après un sympathique échange autour du jazz, du polar et des boissons alcoolisées, j’ai promis à l’auteur de lui faire part de mes impressions de lecture. Je m’acquitte donc ici de ma dette, en précisant que j’ai lu les 276 pages de ce polar en moins de trois jours alors que je n’avais plus lu (pour le plaisir) un seul livre depuis juin 2005 (début d’une grosse déprime) bien que depuis deux ou trois mois je sente poindre en moi l’envie de relire.
L’auteur, saxophoniste de jazz à ses heures perdues, a baptisé son héros Thelonious Coleman Avogaddro, Thel pour les intimes. Celui-ci est lieutenant de police à la section Homicide d’un quartier de New York. Le livre s’ouvre sur un double meurtre resté inexpliqué, il y a vingt-cinq ans à San Francisco quand un crime étrange est commis dans sa circonscription qui fait penser à un complot islamique. Un second meurtre a lieu peu après à Chicago avec assez de similitudes pour que la question du tueur en série se pose. On a donc le thème et ses variations, les improvisations. Le jazz reste omniprésent. On assiste à la guerre des polices (New York contre Chicago, FBI contre CIA). Le lecteur est bringuebalé entre les quatre coins de États-unis, les femmes fatales de la vie amoureuse compliquée du policier, les différents milieux (des immigrants illégaux vivants dans des squats jusqu’au candidat à la Maison Blanche), les informations qui tombent… Un nouveau meurtre est commis à Nice où Thel est venu assister au festival de jazz et voir un de ses amis, Jacques, psychologue qui voyage souvent aux USA, de préférence aux dates où les meurtres ont lieu… Suspens, trahisons, rebondissements et les amateurs d’hémoglobine ne seront pas déçus, en particulier par le dénouement. Je déconseille par ailleurs à quiconque d’essayer d’engloutir autant d’alcool que Thel. Au total un polar qui joue et se joue de tous les clichés du genre avec, à mon goût, parfois un manque de simplicité dans l’écriture. A lire toutefois sans hésitation.
Pour me situer un peu mieux, voici la liste de mes auteurs de polar préférés : Didier Daeninckx, Joseph Hansen, Mary Higgins Clark, Thierry Jonquet, Donald Westlake, Joseph Bialot, ADG, Marie & Joseph, Jonathan Kellerman, Harry Kemelman, Jean-Pierre Bastid, Jean-Bernard Pouy, Pierre Siniac, Jim Thompson, Fred Vargas, Jean Vautrin, Jean-Patrick Manchette, Michael Nava, Tony Hillerman, Sandra Scoppettone…
Alors vieux motard que j’aimais. Oups, excusez… Vau mai tardi que jamai

samedi 13 juin 2009

Agir vite !

Ce matin, j’étais dès dix heures à la piscine pour pratiquer de l’aqua gym. Le cours a duré plus de cinquante minutes et m’a fait le plus grand bien et quelques courbatures, reste à instaurer la régularité.

Cet après-midi, je vais manifester avec les organisations syndicales place Masséna, dans la continuité des manifestations des 29 janvier, 19 mars et 1er mai pour que s’ouvrent enfin de véritables négociations pour la revalorisation du Smic, des minima sociaux, des pensions et retraites, pour mettre en œuvre un plan en faveur de l’emploi et de la qualification des jeunes, etc.

Ensuite, je retrouve Olivier avec qui je vais retourner au Festival du livre de Nice axé cette année sur le Maroc, la mer et le roman policier. J’y avais déjà fait un tour rapide hier.

Agir vite ! C’est un bon slogan, parfaitement applicable pour les revendications sociales, la pratique de la gymnastique et de la natation, il est d’autres sujets où il vaut peut-être mieux éviter la précipitation. L’envie de claquer quelques portes et certains museaux me démange aujourd’hui, alors je vais attendre, en parler, réfléchir et surtout ne pas agir vite.

vendredi 12 juin 2009

Aujourd'hui rien d'impossible

La preuve, j’ai réussi à aller à la piscine hier et j’avais décidé d’y retourner aujourd’hui pour participer à un cours d’aqua gym. Bon d’accord, le cours est à 12h15 et je commence à écrire ce nouveau message à 12h07. C’est donc râpé pour le cours et comme je commence à avoir faim, je pense que la piscine (qui n’est ouverte que de 12 à 14 heures) m’attendra bien jusqu’à demain. Si vraiment je suis héroïque, j’irais peut-être jusqu’à me baigner dans la Méditerranée qui a des horaires d'ouverture plus amples… Mais je crois que j’attendrai encore quelques jours.

Je n’ai pas nagé très longtemps mais ce qui a été important pour moi, c’est de réussir à me montrer en maillot de bain avec le gros bide balafré qui est le mien. La cicatrice de l’opération est installée là à vie mais j’espère bien qu’entre régime alimentaire et exercice physique le gros bide va s’effacer un peu.

Aujourd'hui rien d'impossible


jeudi 11 juin 2009

Gardarem lo moral

Sur Facebook, j’ai un ami gribouilleur qui poste régulièrement des photos ou des tableaux dans lesquels il met en scène ses amis. Il publie aussi quelques autoportraits photographiques ou dessinés. Je le trouve souvent morbide, je le lui ai dit un jour qu’il s’était photographié un revolver sur la tempe. Ces jours-ci, il a publié la photo d’un enterrement où il figurait le mort sur le corbillard entrant dans un cimetière suivi de ses amis parmi lesquels j’étais. J’ai ri en lisant les premiers commentaires des autres amis mais j’ai été incapable d’écrire le moindre mot. J’ai même fini par supprimer mon nom de la liste des amis suivant ses funérailles, pour ne plus avoir cette photo sur ma page.

M’étaient venus à l’esprit les deux enterrements auxquels je n’étais pas présent : ceux de mes amis qui se sont suicidés.

Le premier suicide, celui d’Annick dans les années 1975/76 et le fait de n’avoir été ni prévenu ni invité à ses obsèques, a marqué la fin de ma relation avec celui que je considère encore comme l’homme de ma vie. Amour dont je n’ai jamais réussi à faire le deuil.

Le second suicide – celui de Serge en décembre 2008 à quelques kilomètres de Nice, quelques jours avant que je n’y emménage et alors même que nous avions échangé quelques messages SMS présageant des retrouvailles dont je me réjouissais – m’a profondément affecté.

Alors, il y a de jours comme aujourd’hui où je suis content de pouvoir chercher du regard ce commandement de Ben : Gardarem lo moral.

mardi 9 juin 2009

Un jour après l'autre

Chaque jour qui passe me laisse le sentiment amer de n’avoir pas eu le temps de faire tout ce que j’avais à faire, tout ce que j’avais envie de faire, de n’avoir pas eu assez de temps pour ne rien faire… Et vraiment, je ne comprends pas comment j’ai pu travailler 34 années, 3 mois et 5 jours pour l’éducation nationale et le ministère de la culture sans oublier les 6 années et 9 mois de petits boulots pendant mes études. Et encore avant cela, les heures de présence en cours, le travail à faire à la maison, les corvées de jardinage… Malgré tout, j’ai lu, beaucoup lu, j’ai écouté de la musique, je suis allé au cinéma, au théâtre, parfois même à l’opéra, j’ai vu des expositions, j’ai passé du temps avec mes amis tout ça en travaillant. Mais comment réussit-on à faire tout cela ? Aujourd’hui, le travail ne me manque absolument pas ; c’est vraiment une joie cette absence de contrainte, d’obligation, de stress. Mais malgré tout, je manque de temps. Je n’ai plus le temps de lire, même si l’envie revient peu à peu. La pile des livres à lire s’élève lentement sur ma table de chevet. Les jours passent, un jour après l’autre

lundi 8 juin 2009

J'attends la suite

J’ai eu un choc en voyant le résultat des élections européennes dans le département des Alpes-Maritimes, heureusement sur Nice, c’est un peu moins pire. L’UMP arrive en tête avec 35,10% (33,56 à Nice) suivie par Europe écologie 17,07 (15,83 à Nice), le Front national 11,21 (12,16 à Nice), le Parti socialiste 10,73 (12,66 à Nice), le Modem 6,22 (6,33 à Nice), le Front de gauche 4,85 (5,24 à Nice), l’Alliance écologiste indépendante 4,15 (3,69 à Nice), le MPF 4,04 (4,10 à Nice), le NPA 2,84 (2,90 à Nice) et les autres à moins de 2%. Pour moi le choc c’est la place occupée par le FN : sur la troisième marche du podium devant le PS dans le département et à 12,16% sur la ville quand il est aux environs de 6% au plan national !

Même au plan national, ce n’est pas la joie. J’espère que les gauches et les écologistes vont finir par se rapprocher et s’unir sur un programme crédible avant les prochaines législatives. Bref, j’attends la suite…

dimanche 31 mai 2009

Tous formidables


Les garçons de la piscine est un film documentaire de Louis Dupont distribué en 2009 par épicentre films (durée 55 minutes).

Splendidement filmé par quelqu’un qui aime le corps des hommes, ce reportage sur une équipe composée de trois nageurs et de leur entraîneur (femme) aborde la question du sport, de l’entraînement, de la compétition, mais aussi du regard des autres vis-à-vis de ce qui sort de la norme. Filmé en pleine nature, en piscine, chez eux, à leur travail ou au cours de déplacement pour des compétitions. La question de l’homosexualité n’apparaît que plus d’un quart d’heure après le début du reportage en douceur. Parfois les images en disent plus que les paroles, ainsi la nageuse obèse pose la question de la différence sans un seul mot prononcé.

Pour voir la bande annonce (41 secondes) du film, cliquez sur le titre de ce message.

Isabelle Girault, Tom Godefroy, Jean-Philippe Franqueville, Fabrice Payen, les quatre protagonistes disent les choses avec beaucoup de pudeur et de délicatesse. Tous formidables.


vendredi 29 mai 2009

Faire le point

Après une absence de plus d'un mois, presque deux, il est temps de faire le point.
Ce qui m'a tenu éloigné de ce blog, ce sont principalement mes activités liées aux Rencontres cinématographiques IN & OUT qui se sont déroulées du 29 avril au 5 mai. L'interruption du blog n'est pas la seule manifestation des changements. Alors que je m'étais pesé régulièrement chaque matin depuis janvier 2008 jusqu'à la mi-mars 2009, puis irrégulièrement jusqu'à mi-avril (9 fois en un mois), j'ai cessé complètement de le faire jusqu'à ce matin où la balance accusait 95,9 kg alors que j'étais descendu à 90 kg en février ! Il faut donc que je surveille à nouveau attentivement mon poids... et mon alimentation.
J'avais aussi arrêté de noter ce que je mange depuis le début mars et la période du festival a été propice au grignotage à toute heure.
Je suis très partagé entre le raisonnable et l'obsessionnel. Ce n'est que depuis deux ou trois jours que je réussis à avoir un usage modéré de Facebook et que j'arrive à adopter des horaires de vie plus satisfaisants. Si, comme je m'en suis fixé l'objectif, je réussis à aller à la piscine puis peut-être à la plage pour nager régulièrement chaque jour, afin de faire de l'exercice pour mieux maigrir et surtout me muscler la sangle abdominale qui a beaucoup souffert des opérations de l'été dernier, je serais content.

mercredi 8 avril 2009

Écrit pour la gloire (suite)


-->Voici les photos que je n'ai pas réussi à intégrer dans le message précédent !

-->le clocher de la chapelle du Saint Suaire

-->la maison d’Adam et Ève

-->la chapelle de la Miséricorde

-->la maison Caïs de Pierlas

Écrit pour la gloire

C’est l’aphorisme de Ben qui correspond le mieux au sujet que je veux traiter aujourd’hui : l’architecture baroque. Il eut été plus juste de mettre en titre construit pour la gloire de dieu ou du moins du pape et de la religion catholique puisque l’art baroque naît à Rome à la fin du XVIe siècle pour combattre la Réforme protestante.
J’ai en effet aujourd’hui rejoué les touristes sur le parcours du Vieux Nice baroque, même si l’on trouve des monuments baroques hors de la Vieille Ville.
La façade de la chapelle de la Miséricorde est cachée par les échafaudages des Monuments historiques qui opèrent une restauration mais quand on pénètre à l’intérieur, c’est un éblouissement : la nef de forme elliptique, flanquée de chapelles latérales semi-circulaires, la profusion des courbes, des ors ; tout est conçu pour impressionner le pèlerin ou le visiteur, fût-il, comme moi, un fieffé athée. Rétrospectivement je trouve que c’est une erreur de commencer la visite par le plus beau décor baroque de tout le parcours.
Au bout du cours Saleya, on regarde la maison Caïs de Pierlas et on tourne dans la petite rue de la poissonnerie où se cache une fabuleuse façade de 1584 que j’appelle la maison d’Adam et Ève. Et comme souvent dans le Vieux Nice aux ruelles étroites, on peut passer au pied d’œuvres extraordinaires sans les voir si on ne lève pas les yeux au-dessus des boutiques.
Après un coup d’œil au clocher de la chapelle du Saint Suaire, nous nous dirigeons vers l’église Sainte Rita puis vers la cathédrale Sainte Réparate que nous visitons toutes deux. Retour ensuite par la rue droite en passant devant l’église du Gésu (fermée le mardi) comme le palais Lascaris quelques centaines mètres plus loin. La visite s’achève place Saint-François devant l’ancien palais communal devenu mairie, puis aujourd’hui bourse du travail. La CGT est logée dans un palais baroque qui aurait cependant bien besoin d’une restauration.

vendredi 3 avril 2009

Chacun son style

Mon style aujourd’hui a été le style touriste : j’ai suivi une visite guidée du Nice style Belle Époque (de 1860 à 1914). C’est Paul, d’origine russe, étudiant en alternance en BTS de tourisme qui a guidé les quatre visiteurs inscrits à ce parcours.

Une première halte devant l’Opéra dont le bâtiment actuel fut achevé en 1885. On y apprend que cette période correspond au rattachement de Nice à la France et à l’expansion de la ville au-delà du Paillon. Développement dû principalement au tourisme hivernal des Anglais et des Russes – riches de préférences et souvent de familles princières quand ce ne sont pas les souverains eux-mêmes qui viennent à Nice (la reine Victoria d’Angleterre, les rois Léopold II de Belgique et Oscar de Suède, l’empereur Pedro II du Brésil, le tsar Alexandre II de Russie…).

Nous regardons ensuite l’église russe rue de Longchamp (à ne pas confondre avec la cathédrale russe du Parc Impérial) et l’église anglicane, le palais Barety (photo ci-contre) au décor rappelant l’origine agricole de la fortune du propriétaire, les hôtels Atlantic, Westminter, West-End et Négresco pour terminer au palais Masséna.

Après avoir offert une bière à mon guide, je suis allé rendre un livre à la bibliothèque Nucéra et payer 2,50 €uros d’amende de retard. J'ai vérifié que le livre de Laurent Herrou dont j'avais demandé l'achat était au fichier. Il a d'ailleurs été mis en circulation sans que l'on m'avertisse de son achat. Quand soudain pris d’une envie de pisser, j’ai découvert que les toilettes de la bibliothèque étaient payantes mais surtout fermées un quart d’heure avant le reste de l’établissement. Il m’a fallu rameuter quatre personnes différentes, menacer d’uriner contre les rayonnages… mais c’est seulement quand je me suis proclamé conservateur de la Bibliothèque nationale de France qu’on a condescendu à m’accompagner aux toilettes pour enfants (gratuites).

Chacun son style



mercredi 1 avril 2009

Cela pourrait être pire

Nous sommes déjà le 1er avril et je n'ai publié que deux messages le mois dernier. Je vais essayer de faire mieux ce mois-ci.
En attendant voici rapidement résumées mes activités récentes :
Côté cinéma, je suis allé voir Harvey Milk de Gus Van Sant, Pirates de Roman Polanski, A bord du Darjeeling Express de Wes Anderson, A propos de Nice de Jean Vigo et Slumdog Millionaire de Danny Boyle, par contre j'ai raté la leçon de cinéma de Bertrand Tavernier à laquelle je m'étais pourtant inscrit. Je ne parle bien évidemment pas des films que j'ai visionné pour la sélection des Rencontres cinématographiques IN & OUT [nouveau nom de ce qui s'appelait avant d'un genre à l'autre].
Côté spectacle, j'ai assisté à une représentation de Parle donc au Grand Jacques récital de textes et chansons de Jacques Brel. A un moment ou deux, j'ai retrouvé l'émotion que j'avais ressenti à la fin des années 60 au théâtre de Suresnes où j'étais allé écouter Brel lors de sa tournée d'adieux. Par ailleurs, j'ai été très triste de m'y être pris trop tard pour réserver pour le Brad Meldhau Trio à Cimiez, le concert étant déjà complet.
Côté pique-assiette, j'ai déjeuné ou dîné chez Isabelle et Matthijs, chez Sylvain, chez Gianfranco, chez Benoît et Sébastien et de mon côté j'ai accueilli Mireille et son ami Patrick. Ce fut une visite fort sympathique et l'occasion de se balader dans Nice. C'est dire qu'en quinze jours, j'ai été invité par plus de personnes que je l'avais été en sept ans à Bordeaux !
Côté vie nocturne, je suis allé pour faire acte de relations publiques au titre de IN & OUT au Fard, au Before, au Blue et à l'Hypnotiq où à chaque fois mes oreilles ont souffert. Je ne supporte pas la musique trop forte. Mon séjour à l'Hypnotiq a battu tous les records, j'ai fui au bout d'une minute et demie ! Je ne suis pas sûr que pour les relations publiques, cela soit très apprécié.
Côté musées, monuments et expositions, je suis allé visiter la Villa Arson (expositions Acclimatation et Trivial abstract), le monastère de Cimiez, le Théâtre de la photographie et de l'image (exposition Jean Ferrero + le filage d'une performance danse/vidéo), l'atelier Soardi pour l'exposition Protokoll de Christian Lutz, photographe, la galerie Depardieu pour l'installation Carmina Sensus de Jean-Pierre Giovanelli.
Côté lecture, le bilan est vite fait en quinze jours environ quinze minutes de lecture : trois ou quatre pages d'Un Yankee au Canada de Henry David Thoreau qui va me coûter une fortune quand je vais le rendre en retard à la bibliothèque municipale sans l'avoir terminé et vingt pages de Laura de Laurent Herrou. Vingt pages enthousiasmantes... mais pas suffisantes pour que je prenne le temps de lire au lieu de traîner sur Internet.
Côté Internet, un très grand plaisir à la réception d'un cadeau de Florent qui signe Flol Lol et qui m'a adressé le dessin ci-dessous sur des tickets de Ligne d'Azur.

Merci encore Florent, cela pourrait être pire !