samedi 20 avril 2013

HP 1999



Cette photo de Pierre Guéry a été prise au cours de la lecture performance faite à la librairie Vigna à Nice le jeudi 18 avril d’un de ses textes intitulé HP 1999.
Pierre Guéry, né en 1965 à Marseille, est un poète, écrivain, traducteur et performeur dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce jour. Cette lecture était couplée avec le vernissage d’une exposition de photographies Polaroïds de Lionel Soukaz.
Pierre Guéry a utilisé trois accessoires au cours de sa performance : une petite boîte à musique, une planche à découper et un hachoir. HP 1999 aborde les thèmes récurrents de son œuvre comme l’enfermement, la folie, la sexualité, la maladie, le deuil. Ce texte bouleversant m’a fait penser à Jean Genet. La lecture se termine par le découpage, je devrais plutôt dire le massacre du texte au hachoir. C’est d’une violence extrême qui a laissé les spectateurs muets un long moment avant que ne crépitent les applaudissements.
Si vous souhaitez découvrir cet auteur, voici sa bibliographie :
Alien-Nation, mécanique de parole pour la scène (Maelström, 2006)
Bascule, récit vers l'outre-tombe (Maelström, 2006)
Erotographie (Biliki, 2007)
En quel pays étrange (Maelström, 2009)
HP 1999 (L'une & l'autre, 2009)
Week-end avec Hellènes : error in fabula (L'une & l'autre, 2010)
No poetry ? No party ! (Maelström, 2010)
Poéstreet, des marches de poésie urbaine (Maelström, 2011)
Voix Vives (Éditions Bruno Doucey, 2011)
La Rhétorique des culs (L'une & l'autre, 2011)
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine

7 commentaires:

manouche a dit…

Son élocution était-elle hachée?

Gine a dit…

Dérangeant, assurément!

FRANKIE PAIN a dit…

émouvant de te lire dans le compte rendue de cette performance.
je pense que le texte au hachoir c'est un sabordage car il nei l'écriture
il vous ea mis en otage, et en plus il saborde
comme un suicide en direct
Goethe dans son faust disait que le dénie était la marque du diable
je t'embrasse merci
ce n'est que ma subjectivité
et mon amour des auteurs et ce qu'ils disent tous de l'écriture
qui m'a permis d'écrire ce que je t'ai écrit
je comprends que le public a eu du mal à applaudir

Oxygène a dit…

Bonjour François. Cela me semble en effet plutôt dérangeant et j'avoue préférer la douceur à la violence, quelle qu'elle soit. Le monde est déjà bien assez dur comme ça...
Bon week-end à toi :-)

Rosa Castellar a dit…

je profite cette photo du samedi à chez Amartia pour te souhaiter un bon week end
Rosa

Josette a dit…

quelle douleur en lui pour s' exprimer si violemment.
quelle douceur apporter pour vivre plus sereinement

Marie-Paule a dit…

Ce ne serait pas pour moi en ce moment! Je n'ai pas besoin de violence! Mais qui sait plus tard...