lundi 26 octobre 2009
Il était une fois...
En 1984, je travaillais comme discothécaire (ne pas confondre avec DJ) à la bibliothèque publique de Massy (Essonne) et j'avais monté une exposition sur la musique dans la publicité en rassemblant des affiches et des visuels où l'on voyait des instruments de musique ou des slogans, des citations ayant trait à la musique pour vendre tout et n'importe quoi. J'avais réuni le témoignage de publicitaires qui expliquaient pourquoi une guitare figurait dans leur visuel. Cette exposition d’une vingtaine de panneaux a été conçue pour être itinérante, elle a tourné pendant quelques années principalement dans les bibliothèques en France. Pour l'inauguration à Massy, j'ai invité Thierry Roth-Platen, haute-contre (décédé du sida depuis) accompagné au piano par Denis C., à interpréter des jingles, ces publicités chantées qu’on entendait sur les radios commerciales. J’avais une relation d’amitié amoureuse avec Denis mais cela n’a jamais été plus loin qu’une longue pelle roulée au théâtre Dejazet où Denis avait bu pour lutter contre son stress un soir de première pour son nouveau spectacle. A cette époque je fréquentais assez souvent dans le quartier des Halles, le Look qui appartenait à Yves Mourousi et le dimanche après-midi, j’allais au Palace de Fabrice Emaer pour les Gay Tea Dance. 1984, c’est l’année de la création d’Aides et Vincent Malléa qui s’est beaucoup investi pour ce 25e anniversaire demande pour la rubrique « Votre année 1984 » des témoignages sur le site que vous pouvez atteindre en cliquant sur le titre de ce message. Alors, il était une fois…
mercredi 21 octobre 2009
Regardez les autres
mardi 22 septembre 2009
Regarder le ciel
Je viens de passer quelques jours à Paris et pour cette fois j’ai pris l’avion et non le train comme à l’habitude. J’espérais que l’heure et demie de vol serait plus courte que les cinq heures et demie de trajet ferroviaire Nice Paris… Mais comme Air France demande à ce que l’on se présente à l’aéroport avec deux heures d’avance et que les aéroports ne sont pas en centre ville au contraire des gares, le bénéfice en temps est extrêmement faible, le coût du billet nettement supérieur et les inconvénients des consignes de sécurité (fouille, confiscation de mon flacon de mousse à raser, déshabillage pour examen minutieux de ma ceinture abdominale…) sont tels que je n’ai aucune envie de recommencer même si la vue au décollage lors de l’aller et à l’atterrissage au retour est absolument fabuleuse.
mardi 18 août 2009
Tout est possible
Aujourd’hui, avec mon ami Olivier, nous avons pris le bus 81 de la gare routière de Nice en direction de Saint-Jean-Cap-Ferrat pour aller visiter d’abord la villa grecque Kérylos à Beaulieu-sur-Mer puis à vingt minutes de marche à pied de là, la villa et les jardins Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean. Le trajet par la moyenne corniche est à lui seul un régal pour les yeux.
La villa Kérylos, construite en 1902 est censée être une reconstitution d’une maison de la Grèce antique. De riches matériaux ont été employés : marbre, albâtre, bois exotiques… L’intérieur est richement décoré de mosaïques, fresques, tentures et de nombreuses pièces authentiques côtoient des copies en plâtre. La vue est exceptionnelle que ce soit vers la baie des fourmis, le cap Ferrat ou l’arrière pays montagneux.
Dans la villa Ephrussi de Rothschild qui date de la même époque, tout est plus authentique. Mais j’ai eu l’impression d’être dans la caverne d’un pilleur qui étale avec mauvais goût ses trésors depuis le retable moyenâgeux, les tableaux vénitiens, les porcelaines de Sèvres et de Saxe, les tapisseries des Gobelins jusqu’aux costumes chinois, plus un Boucher par ci, un Watteau par là… L’impression de bric à brac est assez étouffante mais heureusement cette villa est entourée de jardins sur 7 hectares et c’est une splendeur. Jardins est au pluriel car l’on passe du jardin à la française au jardin exotique avec ses cactées extraordinaires puis à la roseraie, au jardin japonais, au jardin lapidaire, au jardin florentin puis espagnol ! Avec d’un côté la vue sur la rade de Villefranche et de l’autre le golfe de Saint-Hospice. Avec un peu d’argent, tout est possible.
Sur le chemin du retour Olivier m’apprend qu’un de ses amis, en vacances en Grèce, a rencontré deux niçois au Parthénon et qu’ils ont dîné ensemble. L’un est aussi effacé que l’autre est séducteur, bavard, connaissant tout et péremptoire dans ses jugements, bref assez vite insupportable. Il lui a cité les noms et c’est le même personnage que j’évoquais avec mon amie Joëlle dans le message du 24 juillet et dont j’avais envie de claquer le museau dans le message du 13 juin. Voilà qui devrait rassurer définitivement Antoine.
Tout est possible
vendredi 7 août 2009
Vi devi parlar = vous devez parler
Je viens de passer trois jours en région parisienne où j’ai vu mon père qui fêtera son 93e anniversaire le mois prochain. Il se plaint beaucoup, répète à tout bout de champ qu’il va mal. Cela fait une bonne vingtaine d’années que ses proches l’entendent dire qu’il va bientôt mourir. En attendant, il fait encore son jardin et fournit ses voisins en haricots, tomates, courgettes, salades, etc.
J’ai vu aussi des amis avec qui j’ai déjeuné à Paris. Deux d’entre eux ont abordé des questions intimes, de l’ordre de la sexualité, à ma grande surprise et contrairement à mes habitudes, j’ai répondu très franchement et librement, dévoilant y compris des choses pas forcément glorieuses comme mon absence de libido depuis plus de quatre ans. Je ne sais pas si c’est une façon de compenser ou de sublimer mais j’ai envie de faire des choses pour eux ou avec eux. J’aimerai vraiment beaucoup aider PP pour qui j’ai une grande tendresse à mieux se faire (re)connaître. Je vais me documenter un peu sur la franc-maçonnerie à Nice pour OE et sur Charles Delaunay pour AP. A tous trois j’ai parlé aussi d’OR et il ne faut pas que j’attende que l’on me dise Vi devi parlar
vendredi 24 juillet 2009
Et si on faisait connaissance

J’ai oublié par quel hasard nous étions devenus amis sur Facebook dans le courant du premier trimestre 2009, tous deux bibliothécaires et tous deux niçois. Nous nous sommes croisés une première fois aux Rencontres du cinéma d’art singulier en juin auxquelles j’allais assister surtout pour découvrir le documentaire que le jeune Antonioni a consacré en 1950 au jardin de Bomarzo. Merveilleux jardin au nord de Rome que Patrice Salsa m’a fait visiter. Joëlle présentait un diaporama de fresques murales du village d’Orgosolo en Sardaigne (pour en savoir plus sur les fresques d’Orgoloso, cliquez sur le titre de ce message quand vous aurez terminé de le lire).
Hier, j’ai donné rendez-vous à Joëlle à la terrasse de la Civette du cours Saleya pour prendre l’apéro et nous avons pris aussi le temps de faire connaissance, parlant l’un l’autre de nos parcours professionnels, de nos lectures… de nos vies. Nous avons évoqué aussi la personnalité complexe d’une relation commune et je suis très content que Joëlle ait prononcé avant moi le terme de tyran, cela me conforte et devrait rassurer mon ami Antoine qui s’inquiète de mes jugements qu’il trouve parfois expéditifs.
Plutôt que de multiplier les tournées, au fil de nos confidences, Joëlle m’a convié à dîner au restaurant Acchiardo, institution nissarte de la rue Droite dans le Vieux Nice où depuis quatre générations les spécialités niçoises sont à l’honneur. Farcis niçois pour Joëlle, soupe au pistou pour moi, bonne humeur pour tous.
Si tout le monde était aussi sympathique que Joëlle, je dirais plus souvent : Et si on faisait connaissance
lundi 15 juin 2009
Vau mai tardi que jamai
Au festival du livre de Nice, j’ai acheté La note noire de Costantini qui vient d’obtenir le prix du premier roman [policier] au festival de Beaune (qui a succédé au festival de Cognac). Après un sympathique échange autour du jazz, du polar et des boissons alcoolisées, j’ai promis à l’auteur de lui faire part de mes impressions de lecture. Je m’acquitte donc ici de ma dette, en précisant que j’ai lu les 276 pages de ce polar en moins de trois jours alors que je n’avais plus lu (pour le plaisir) un seul livre depuis juin 2005 (début d’une grosse déprime) bien que depuis deux ou trois mois je sente poindre en moi l’envie de relire.
L’auteur, saxophoniste de jazz à ses heures perdues, a baptisé son héros Thelonious Coleman Avogaddro, Thel pour les intimes. Celui-ci est lieutenant de police à la section Homicide d’un quartier de New York. Le livre s’ouvre sur un double meurtre resté inexpliqué, il y a vingt-cinq ans à San Francisco quand un crime étrange est commis dans sa circonscription qui fait penser à un complot islamique. Un second meurtre a lieu peu après à Chicago avec assez de similitudes pour que la question du tueur en série se pose. On a donc le thème et ses variations, les improvisations. Le jazz reste omniprésent. On assiste à la guerre des polices (New York contre Chicago, FBI contre CIA). Le lecteur est bringuebalé entre les quatre coins de États-unis, les femmes fatales de la vie amoureuse compliquée du policier, les différents milieux (des immigrants illégaux vivants dans des squats jusqu’au candidat à la Maison Blanche), les informations qui tombent… Un nouveau meurtre est commis à Nice où Thel est venu assister au festival de jazz et voir un de ses amis, Jacques, psychologue qui voyage souvent aux USA, de préférence aux dates où les meurtres ont lieu… Suspens, trahisons, rebondissements et les amateurs d’hémoglobine ne seront pas déçus, en particulier par le dénouement. Je déconseille par ailleurs à quiconque d’essayer d’engloutir autant d’alcool que Thel. Au total un polar qui joue et se joue de tous les clichés du genre avec, à mon goût, parfois un manque de simplicité dans l’écriture. A lire toutefois sans hésitation.
Pour me situer un peu mieux, voici la liste de mes auteurs de polar préférés : Didier Daeninckx, Joseph Hansen, Mary Higgins Clark, Thierry Jonquet, Donald Westlake, Joseph Bialot, ADG, Marie & Joseph, Jonathan Kellerman, Harry Kemelman, Jean-Pierre Bastid, Jean-Bernard Pouy, Pierre Siniac, Jim Thompson, Fred Vargas, Jean Vautrin, Jean-Patrick Manchette, Michael Nava, Tony Hillerman, Sandra Scoppettone…
Alors vieux motard que j’aimais. Oups, excusez… Vau mai tardi que jamai





