mercredi 9 février 2011

Amic di cadun Amic di degun


Ami de chacun, ami d'aucun qui se traduit aussi par : Ami de tous, ami de personne. Par les temps qui courent ces dictons ne sont sans doute pas très politiquement corrects et pourtant…
Que de déceptions rencontrées à la fréquentation d’amis découverts via les réseaux sociaux ou dans la vie associative.
J’ai du mal à développer ce billet sans prendre d’exemple et je ne veux citer personne. Ma déception est sans doute à la hauteur des espoirs que j’ai pu mettre dans quelques rencontres amicales récentes qui s’avèrent être sans lendemain car je n’ai l’envie ni de souffrir ni d’être hypocrite. Et je suis sans doute naïf mais je suis consterné de découvrir la violence des rapports interpersonnels qui peut se révéler dans la vie associative, ce qui me stresse encore plus que dans la vie professionnelle où il y a des cadres que je jugeais imparfaits mais qui existent alors que la vie associative peut parfois ressembler à une jungle où les egos des uns et la bêtise des autres se déchaînent à l’envie.
Quitte à être taxé d’élitiste, je crois bien que je vais me diriger vers les clubs de Happy few délaissant les Amic di cadun Amic di degun 

5 commentaires:

Guillaume a dit…

C'est quoi les clubs de "Happy Few"?

François le niçois a dit…

Les Happy Few sont des soirées, réunions ou autres, rassemblant des invités triés sur le volet, ravis de faire partie pour un soir des « quelques uns » privilégiés. Cette expression de « happy few » est tirée du Henri IV de Shakespeare, dans la tirade :
« we few, we happy few, we band of brothers ».
Stendhal s'est souvent vanté d'écrire pour un petit nombre de ses contemporains : "J'écris pour des amis inconnus, une poignée d'élus qui me ressemblent : les happy few." indique-t-il dans la Vie d'Henry Brulard. Il a dédié son roman La chartreuse de Parme « To the happy few ».

elliot a dit…

merci pour ces explications concernant l'expression " happy few".
Je n'en connaissais pas la génèse.
Sincèrement votre.

Tambour Major a dit…

Jolie leçon d'érudition. Je connaissais l'expression 'happy few' mais pas la genèse.
Je partage également ta déception pour des raisons similaires. Déçu de découvrir les tristes dessous de lutte pour le pouvoir où s'affrontent les égos et les honneurs vaniteux, pour des enjeux ridicules dans un milieu qui devrait être le dernier au monde à en être le théâtre. Tristes hommes...

doreus a dit…

... c'est encore plus triste quand ça se déroule, comme c'est le cas chez nous, dans un groupe minoritaire chez qui la solidarité serait plus indiquée que les rivalités.
Malgré tout, je garde l'optimisme... J'ai fait, dans ma vie, de très belles rencontres enrichissantes à travers ces réseaux (y compris l'homme qui partage ma vie). Tout n'est pas noir. Pour reprendre le titre de ton dernier billet: je doute aussi du pessimisme.