jeudi 6 octobre 2011

Pourquoi vouloir être célèbre ?

Comme promis voici de nouvelles bribes de mon voyage à Toulouse où vivent quelques personnages célèbres. A tout seigneur, tout honneur : j’ai eu l’insigne privilège de dîner avec l’un de mes bloggeurs préférés : Tambour Major qui m’a proposé de le rencontrer au Bibent, une brasserie de la place du Capitole récemment rénovée
Un apéritif, en plat une aile de raie avec salade et purée de pomme de terre et en dessert « La tarte fabuleuse au chocolat du chef Christian Constant » le tout pour un peu moins de 50€ ce que je trouve encore assez cher même si le décor tout comme la tarte était fabuleux.
C’est bien beau tout ça… mais Tambour Major ? Un grand et beau gaillard à l’accent rocailleux qui préserve sa vie privée en ne montrant pas son visage sur la toile, en ne dévoilant pas son identité, en ne donnant pas publiquement trop de détails sur le sujet de sa thèse… mais au total quelqu’un de sympathique, convivial, aimant partager ses passions, faire découvrir la ville où il vit. J’espère n’avoir pas été un compagnon trop rébarbatif malgré la fatigue qui commençait à m’envahir car j’étais arrivé à Toulouse à 5h22 du matin après une courte nuit passée dans le train.
Le lendemain j’avais rendez-vous avec Axel Ère place de la Trinité pour prendre un café. Axel aussi répugne à laisser voir sa tête sur la toile. Nous avons pris le temps d’écrire une carte postale à l’Irréconciliable à qui nous avons prodigué des conseils de modération en v(a)in.
Voici donc deux amis virtuels qui se sont matérialisés le temps d’un trop court séjour à Toulouse où j’aurais bien voulu reprendre contact avec un homme perdu de vue depuis presque une trentaine d’années. Par le hasard une recherche sur Internet je suis tombé récemment sur cet article qui m’a informé du devenir de celui qui fut pendant quelques années à Paris mon médecin et dont je fus l’un des tout premiers patients alors qu’il effectuait des remplacements chez mon médecin d’alors, Jacques Doazan, co-fondateur de l’association des médecins gays avec Claude Lejeune que je croisais dans les locaux de Gai Pied. Jacques Doazan abandonna la médecine pour devenir réalisateur et auteur dramatique. C’est François Prévoteau qui reprit son cabinet avant de continuer des études afin de devenir médecin hospitalier. J’avais noué avec chacun de ces deux médecins des liens de confiance et de proximité que je n’ai jamais retrouvés depuis avec aucun autre praticien. François est bien le seul médecin que j’ai jamais salué d’une bise quand bien même nous nous vouvoyions. Aussi suis-je bouleversé car je viens de découvrir que Jacques Doazan est décédé en 2002 à l’âge de 49 ans.
Pourquoi vouloir être célèbre ?

6 commentaires:

Tambour Major a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Tambour Major a dit…

Quand tu reviendras, nous continuerons la visite ! Ça m'a fait plaisir de te rencontrer :)

krn a dit…

Etre célèbre, n'est-ce pas une façon de ne pas se sentir seul ? Même si, au fond, nous savons que ce n'est qu'une illusion ?

jean yves martin a dit…

Bonjour

Je trouve votre article qui parle de Jacques Doazan que j'essaie de retrouver moi aussi depuis de nombreuses années, j'apprends que il est décédé et j'en suis TRES triste. Auriez vous d'autre informations? J'adorais ce garçon que j'ai connu à Toulouse puis qui a été mon Medecin à Paris.

François Le Niçois a dit…

Bonjour Jean-Yves, Je n'en sais pas plus, peut-être pourrez-vous obtenir des informations complémentaires (mais pour quoi faire) par l'association des médecins gays.

Anonyme a dit…



Moi aussi j'ai bien connu Jacques.

Un garçon plein d'amour de lumière un garçon brillant.

Un être exceptionnel.

S M.