lundi 6 avril 2015

Festin des cougourdons



Dimanche 29 mars avait lieu à Cimiez le Festin des cougourdons. Des cultivateurs de la région comme celui-ci venu de Vence vendent ces cucurbitacées dans leur état brut naturel mais déjà desséchés.
Sur la table voisine les cougourdons ont été ouverts et accueillent dans leur intérieur des crèches de Noël ou d’autres petits décors.
Ceux-ci ont été polis et peints de paysages provençaux et je me permets de recopier le poème encadré posé sur la table :
« De la terre je suis né,
Un brave homme m’a soigné
Très vite je suis devenu élevé,
Et sa tonnelle m’a prêté
Tant que j’étais jeune et lourd.
Puis svelte, je suis devenu,
Et un bois léger, me voilà adulte.
Ma tige noueuse se dresse
Comme le cou d’un jeune cerf
Frotté, peaufiné, je suis doré à souhait.
Si l’on vide mes flancs des grains
Qui généreusement les tapissent,
Je garde frais l’eau ou le vin
Qu’emportent le berger, le paysan ou le touriste.
J’offre mon galbe et mes charmes
A la caresse de l’artiste, la fantaisie de son âme
A sa plume, son pinceau ou sa pointe de feu
Pour que, d’un sourire, il éclaire nos yeux.
Compagnon ou objet de décoration,
De bonheur, je suis porteur. »
         A.  Danesi
Le ventre un peu rond et le visage bien sympathique
Aux couleurs éclatantes
Le festin des cougourdons, c’est aussi musique et danse traditionnelles
Sur le stand des auteurs locaux, si j’ai choisi de photographier Jérémy Taburchi que les fidèles de ce blog connaissent déjà, c’est surtout car il a posé devant lui deux cougourdons roses qu’il a sculpté à l’imprimante 3D, voir sur son site. J’ai acheté trois livres à ses voisins de table : Christine Baron, Cathie Fidler et Jean-Pierre Laheurte. Bien que mon blog ne soit pas un blog littéraire, j’essaierai d’en reparler car les deux premiers que j’ai déjà lus m’ont plus.
Pour terminer ce reportage, je ne peux pas laisser cachée dans les commentaires la chanson en nissart que Mireille m’a envoyée avec sa traduction en français.

Mounten damoun, su la coulina,
Es lou festin dei Cougourdoun.
Dejà flourisse l’aubepina,
L’aria n’es plèn de rigaudoun.
En arriban su la placetta
Croumperen toui un cougourdoun
Per lou coursage de Babetta,
Ai Cougourdoun,
O ben lou « fichu » de Rousetta,
Ai Cougourdoun.

Montons là-haut, sur la colline,
C’est le festin des Cougourdons.
Déjà fleurit l’aubépine,
L’air est plein de rigaudons.
En arrivant sur la placette
Nous achèterons tous un cougourdon
Pour le corsage de Babette,
Aux Cougourdons,
Ou bien pour le fichu de Rosette,
Aux Cougourdons.

Que bèu festin, lu Cougourdoun,
Doun renaisse la tradicioun.
En lu jardin, en lou bouissoun,
Es lou festin dei Cougourdoun.

Quel beau festin, les Cougourdons,
Où renaît la tradition.
Dans les jardins, dans les buissons,
C’est le festin des Cougourdons.

Dòu viei camin fin ai Arena,
Qu en tranvai e qu à pen,
Dòu pouòrt à la Madalena,
Toui vers Cimiès mounton li gen.
Lu amourous en li tounela
Coumparon lu siéu cougourdoun.
La partida es ben plu bella,
Ai Cougourdoun,
Coura siès m’una doumaisella,
Ai Cougourdoun.

Du vieux chemin jusqu’aux Arènes,
Qui en tramway et qui à pied,
Du port à la Madeleine,
Tous, vers Cimiez, montent les gens.
Les amoureux dans les tonnelles
Comparent leurs cougourdons.
La partie est bien plus belle,
Aux Cougourdons,
Quand tu es avec une demoiselle,
Aux Cougourdons.

Un bouon papa me la siéu vieia
S’en soun mountat dòu viei camin,
Per s’en anà fin à la gleia
Tout en cuhièn de daissemin.
Si rapellon la siéu jouinessa,
Aquèu bèu tem dei Cougourdoun
Coura Lisoun s’èra proumessa,
Ai Cougourdoun,
En lou soulèu que lu caressa,
Ai Cougourdoun.

Un bon papa avec sa vieille
S’en sont montés au vieux chemin,
Pour s’en aller à l’église
Tout en cueillant du jasmin.
Ils se rappellent leur jeunesse,
Ce beau temps des Cougourdons
Quand Lison s’était promise,
Aux Cougourdons,
Dans le soleil qui les caresse,
Aux Cougourdons.

C’est à Mireille Cœur de soleil et à son mari Antoine que je dédie cette publication exceptionnellement longue.

samedi 4 avril 2015

Cougourdons



Pour fêter le retour du printemps, les niçois organisent le festin des cougourdons dans l’oliveraie du jardin des arènes de Cimiez face au musée Matisse. Dimanche 29 mars on était invité à venir pique-niquer, voir des groupes folkloriques danser, des musiciens jouer, des auteurs dédicacer leurs livres. Tout est centré sur le local, le niçois, le nissart mais ce qui est paradoxal c’est d’avoir choisi ce cucurbitacée non comestible pour organiser un festin. Le cougourdon est l’invité d’honneur mais il n’est pas dans les assiettes. Il peut avoir des formes plus ou moins bizarres et surtout on peut le peindre, le sculpter. Dans les jours qui viennent je publierai d’autres photos, en attendant vous pouvez suivre ce lien avant d’aller voir les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo dela semaine.

jeudi 2 avril 2015

Sur un plateau



Un mot : Justice, une photo 
La justice est souvent représentée tenant un glaive pour châtier les coupables et une balance pour peser le pour et le contre avant de rendre son jugement. Aussi il ne m’a pas paru surprenant qu’un plateau de la Justice existe. Hélas, ce n’est pas le plateau de la balance mais ce plateau (terme géographique) doit son nom aux seigneurs d’Èze qui y avaient implanté des gibets pour éviter d’avoir à se servir de leur glaive. Le plateau de la Justice est aujourd’hui dans le Parc naturel départemental de la Grande Corniche, voir ici le trajet de la petite randonnée possible. Il est à 530 mètres d’altitude et on a une très belle vue panoramique de l’Italie au Massif de l’Estérel, des collines de Nice au Massif du Mercantour. Voir d’autres photos en suivant ce lien. Le plateau de la Justice est desservi au départ de Nice par le bus 82, bondé des touristes qui s’arrêtent à Èze Village. Je vous invite à aller voir les autres photos autour de ce mot chez les amis du Blog du petit carré jaune dans sa rubrique AmeGraphique.

mercredi 1 avril 2015

Arc de 115°5



Pour le rendez-vous des Scènes de rue organisé par Olgayou, je publie cette photo prise en octobre 2013 à Nice dans les jardins Albert 1er. Cette œuvre de Bernar Venet intitulée Arc de 115°5 a été réalisée et inaugurée en 1988. Bernar Venet est un artiste français né en 1941 dans les Alpes-de-Haute-Provence qui a fait une partie de ses études d’art à Nice. Très vite il va faire des allers et retours entre le Sud de la France et les États-Unis où il réside le plus souvent. Une partie de son œuvre est très liée aux mathématiques comme cet arc de cercle l’est de toute évidence puisque ces 115°5 correspondent à la courbure de la Baie des Anges. Bernar Venet a donné à la ville de Nice deux autres œuvres.
Voici Ligne indéterminée de 1987 sur le quai des États-Unis et la troisième œuvre 9 lignes obliques de 2010 est située place Sulzer. Cette dernière œuvre que je n’aime pas au contraire des deux premières est haute de 30 mètres et pèse 52 tonnes mais je ne vous la montre pas. Vous pouvez aller voir d’autres photos de formes géométriques publiées aujourd’hui sur le blog Défifoto. Pour en savoir plus sur Bernar Venet allez voir son site.   
Vous pourrez voir les photos des autres participants à ce rendez-vous des Scènes de rue en cliquant ici en fin de journée.