samedi 8 mars 2014

L’ombre du doute



Cette photo a été prise dimanche dernier peu avant le coucher du soleil sur le sentier côtier le long du cap de Nice. C’est l’ombre de Fred que j’ai emmené marcher à la découverte de Nice et des alentours, je l’avais aussi emmené en bus jusqu’à Monte-Carlo et aujourd’hui je commence à me demander si lui, pendant ce temps, ne m’a pas emmené en bateau. Qu’il se soit fait voler à l’arraché en sortant de la gare de Nice son bagage contenant son porte-monnaie, portefeuille, carte bancaire est de l’ordre du possible. Mais qu’une banque soit incapable en 15 jours de lui faire parvenir une nouvelle carte bancaire ni lui permettre un retrait en liquide et qu’elle n’offre pas en ligne la possibilité de faire un virement sur un compte bancaire me paraît beaucoup plus douteux. Des relations de tendresse se sont installées très vite entre Fred et moi et je crois bien que l’amour empêche de voir les défauts de l’être aimé. J’ai tout payé, nourriture, distractions, places de cinéma, déplacements urbains, voyages en bus dans la région et billet de train retour Nice-Paris. Je commence à me demander si je verrais un jour arriver le chèque de remboursement promis. Reste sans l’ombre d’un doute le souvenir agréable des moments de tendresse partagée.
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine

vendredi 7 mars 2014

Sourire



Elle a  posé un sourire sur son visage.
Il est facile à accrocher, personne ne remarquera les pressions qu’elle clipse derrière les oreilles.
Par chance les oreilles n’ont  plus d’expression, elles sont inertes et suffisamment ourlées pour déguiser les attaches.

Ce jour-là, elle a choisi le sourire moqueur.
Il se porte facilement. Si la bouche grimace dessous on peut la prendre pour un demi-rictus, ou même une moue molle dubitative.

Le sourire moqueur est facile à feindre. Le brocard peut être joyeux, narquois, hautain, tendre parfois, souvent odieux… lorsqu’il se fend un peu.
Ce  sourire malléable joue une gamme étendue  là, sur le dos,  sur le sol,  il se rit des silences et des soupirs.
Il pourrait aussi exprimer sa gêne, ou même sa timidité, en le voilant d’un doigt. Se cacher. Surtout se cacher. Mais aujourd’hui il ne le désire pas.

Il s’expose, explose en pleine face, lèvres écartelées, on n’y voit que du feu, joie de vivre, éclat.
Les gens sont si faciles à berner, si crédules ! Un visage aimable s’offre à eux, coquin ou mutin suivant l’angle du regard, ironique peut-être, mais à peine effleuré…..Non, ils n’ont rien vu. Ils gobent.

Un sourire mot cœur qui fait des siennes, à grands battements d’elle. Pour taire le tam tam tam.
Sans mot cœur il s’envole. Il dévie, il défie. Il dénie. Quand la nuit tombe, les spectateurs s’éteignent.

Elle se retrouve seule face au miroir qui ne la regarde pas. Elle ne bouge pas, mais son image oscille de gauche à droite, porté encore par le sourire.

Alors le sourire se brise.

Eve de Laudec,  janvier 2014

Photo © François Le Niçois, février 2014

Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre...

Les vases communicants ?
Tiers Livre et Scriptopolis sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. Beau programme qui a démarré un 3 juillet entre les deux sites, ainsi qu’entre Liminaire de Pierre Ménard et Fenêtres / open space d’Anne Savelli.

Si vous êtes tentés par l’aventure, faites le savoir ici.  

Pour ce vase communicant, Eve m’a envoyé le poème publié ci-dessus à charge pour moi de prendre la photo pour l’illustrer et de mon côté je lui ai envoyé une photo à charge pour elle de trouver ou d’écrire un poème qui l’accompagne à découvrir sur son blog.

Et les lectures de ce mois sont à poursuivre ici.

mercredi 5 mars 2014

Mois de mars



Comme chaque mois de cette année 2014, vous avez droit en début de mois à la page correspondante du calendrier que j’ai édité. Vous pouvez acheter ce calendrier ici. Vous pouvez aussi aller voir ailleurs, ici par exemple.

lundi 3 mars 2014

03/03



Chaque mois quand le quantième est égal au numéro du mois en cours, vous trouvez sur ce blog une photo prise d’une fenêtre ou d’un balcon.
Cette photo a été prise au dernier étage de la bibliothèque universitaire du campus Saint-Jean d’Angély à Nice dans le quartier Saint-Roch. Au pied de la bibliothèque on voit la ligne de tramway. La bibliothèque municipale Louis Nucéra qui avait eu l’honneur d’inaugurer cette série quantième le 10 octobre n’est qu’à trois stations de tramway mais elle est nettement moins ouverte que cette bibliothèque universitaire (de 8h à 20h du lundi au vendredi et de 10h à 20h les samedis et dimanches).
Il y a tout juste dix ans, le 3 mars 2004, le Parlement français a adopté définitivement le projet de loi sur la laïcité qui interdit le port de signes religieux ostensibles dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée 2004.

samedi 1 mars 2014

Confettis



Pour cette édition 2014 au carnaval de Nice, les confettis et serpentins volent de partout, pendant que sous les yeux ébahis des petits et des grands défilent les grosses têtes, les chars, les fanfares, les battucadas, les majorettes, danseurs, jongleurs, équilibristes…
Voir plus de photos dans l’article que j’ai publié mardi 25 février.
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine